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jyo F R Ore par les secoulles terri blés dontla Terre n’cst que trop souventagitée.
Les Mémoires de l’Académiedes Sciences de Tannée 1709nous fourniment les deux par-ticularités lui vantes ; c’est par-la que nous terminerons cet ar-ticle. Le froid rigoureux du fa-meux hyver de 1709 , eut pourcause à Paris pendant pluíicursjours un vrai vent du Midi.Mais M r . de la Hire ft remar-quer que les Montagnes d’Au-vergne , qui soft au Midi deParis, étoient alors couvertesde Neige.
Pendant le même Hyver laSeine nc se gela pas entièrementà Paris , ôc le milieu de soncours fut toujours libre ; tan-dis que dans des Hyvers beau-coup, moins froids Ton y a vûla Seine fi bien prise, que descharettes y pou voient palier.M r . Homberg expliqua ainíìcette espèce de merveille. Lesgrosses rivières , dìt-il , ne segèlent-point d’elles-mêmes, sice n’est vers les bords, parce-que leur courant est toujourstrès-considérable vers le mi-lieu. Mais qu’arrive-t’il pourTordinaire ? On casse la glacedes bords pour différentesraisons : de petites Rivièresdont on a cassé la glace , en-voyent un grand nombre de
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glaçons dans les grollès : cesglaçons , après avoir suivi quel-que temps ie cours de Teau, lontarrêtés ou par un pont ou parun coude de la grande rivière;ils se colent les uns contre lesautres par le froid;ée ils formenteníuite une espèce de croûtequi couvre toute la lurface deseaux. 11 n’en arriva pas ainsien Tannée 1709 ^ continue M.Homberg. ; comme le froid futtrès íubit & très-âpre dès sonpremier commencement , lespetites rivières qui se jettentdans la Seine au dessus de Pa-ris , se gêlerent tout-à-coup&; entièrement , de forte queleurs glaçons qui se seroientpris fur la superficie de la Sei-ne , ne purent y être portés,du moins en assez grande quan-tité ; donc pendant le grandHyver la Seine ne dut passe geler entièrement à Paris.
FROTTEMENT. Le frot-tement , ou la résistance quetrouve un corps qui se meut surla surface d’un autre, est un desprincipaux obstacles à la con-servation du mouvement pri-mitivement imprimé. Je n’ensuis pas surpris : la surface descorps même les plus polis n’estréellement qu’un aílèmblagede petites éminences &. de pe-tites cavités. Lorlque deux sur-faces. de cette espèce se tou-