Band 
Tome second.
Seite
298
JPEG-Download
 

ry8 H A Ldes réflexions fçavantes fur cePhénomène ;Ia prédiction duPassage de Vénus parle disquedu même Astre , pour le cin-quième Juin de cette année176 i:il prétend que nous pour-rons par cette observation con-noître la vraie distance du Soleilà la Terre, à une 5 00 e . près; aus-si invite-t’il les Astronomes quivivront alors , à mettre tout enœuvre pour ne manquer aucu-ne des circonstances qui accom-pagneront ce passage. M. Hal-ley n’étoit pas feulement A stro-nome;il étoit encore Physicien.Les variations de la Boussole;la cause des vents; l’histoire desvents alizés &c desmouvcmensqui règnent dans les Mers pla-cées entre les Tropiques; l’esti-mation des vapeurs aqueusesque le Soleil élève de la Mer ;la circulation de ces vapeurs;l’originc des Fontaines; la lu-mières transparence des corps&c. Tels font les sujets de Phy-sique qu’il a traités d’une ma-nière toujours neuve , maisquelque-fois trop ingénieusepour être vraie ; Témoin ceGlobe d’Aiman qu’il met danscelui de la Terre supposée creu-se vers son centre. M. Halleysoutient que ce gros Aiman at-tire à lui tout ce qui est douéde quelque vertu magnétique ;& que par fa rotation fur Taxe

H A L

qui lui est propre , il entretientla déclinaison de la Boussoledans une variation continuelle.Ce qu’il dit fur le Baromètreôc fes usages, fur les Marées, furles Météores , fur la manièrede faire descendre l’air que nousrespirons jufqu’au fond de laMer, est très-curieux &c très-Physique. II mourut à Gréen-vich le 25 Janvier 1742 à 1 âgede 86 ans. II avoir été reçuMembre de la Société Royale deLondres en Tannée 1678 , &enTannée 1713,11 fut choisi Sé-crétasse de la même Compag-nie. IÍ en fit les fonctions juf-qu’en 1720, tcms auquel il futnommé Astronome Royal ScDirecteur de TObfervatoire deGréenvich , à la place du fa-meux Flamstéed que la mortvenoit d’enlever au Monde fça-vant. M. Halley avoir été reçudans T Académie Royale desSciences de Paris au moisd’Août de Tannée 1729 enqualité d’Associé étranger. IIne faut pas oublier que nouslui devons sédition du fameuxlivre des Principes Mathémati-ques de la Philosophie naturelleque Newton n’auroit peut-êtrejamais pensé à donner au pu-blic.

HALO. Météore qui a lafigure d’un cercle de différen-tes couleurs, ôc qvú paroît tan-,