3 o 6 H I Pla Médecine en corps de Scien-ce. Ce qui le rendit célébré,ce furent les remèdes efficacesqu’il ordonna contre la pestequi ravageoit rillyrie. L’on as-sure que la circulation du sangn’a pas été inconnue à ce grandHomme. Le P. Regnault Jé-suite dans son Ouvrage intitu-lé s Origine ancienne de la Phy-Jìque moderne rapporte les pas-sages íuivans , tirés des écritsd’Hippocrate , en preuve de cesentiment. Bills commota... exfolitâ motione sanguinem di-movet ; de morbis lib. r. cale-faclo enim sanguine & attraclocelerem circuitum saciunt ea quxincorporesunt\ de victusratio-ne lib. i. In juvenibus... veloxcircuitus.... in fenioribus tardamotio. Ibidem. Nous ajouteronsà toutes ces preuves ce que ditce même Auteur dans son Li-vre de fîatibus. II allure dans lasection 3 e . de cet Ouvragetju’il est impossible que la mas-íe du sang soit en repos dansle corps de l’homme. Nequeenim fieri potefl ut sanguiniscopia conquiefcat.
HIRE ( Philippe de la ) na-quit a Paris , le iS Mars i6q.o.M. de Fontenelle n’exagéra pas,lorsque faiíant Péloge de cegrand Homme, il assura qu’onavoit eu en M. de la Hire seulune Académie entièredes Scien-
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ces. Ç’a été en effet un profondGéomètre, un habile Mécha-nicien, un exact Astronome ,un grand Physicien Lee. Ce nesont pas ici des titres donnésen Pair. Qu’on lise ses ferlionsconiques , ses lieux Géométri-ques , fa confiruclion des équa-tions , son Traité des Epicycloi-des Lee. ; l’on verra combienavant il a pénétré dans les mys-tères de la plus haute Géomé-trie. Son Traité fur la Théo-rie Le la pratique de la Mécha-nique íera un monument éter-nel des progrès qu’il fit dans uneScience si utile au genrehumain.Sa Gnomonique ; Ses Tables As-tronomiques du Soleil , de la Lu-ne ô de toutes les Planètes ; fafameuse Machine qui montretoutes les Eclipses passées Le àvenir , Le les mois Le les annéeslunaires avec les Epactes ; laMéridienne commencée par M.Picard qu’il continua au Nordde Paris, tandisque M. Caffi-ni la poussoir du côté du Sud ,tout cela nous apprend qu’iln’y a point eu d’Astronomedans son siécle avec lequel onne le puisse mettre en parallè-le. Enfin M. de la Hire paroîtgrand Physicien dans son Opti-que ; dans l’explication qu’ildonne des principaux effets dela glace Le du froid ; dans lesdifférences qu’il assigne entre