3*4 t H Y Èves. Là elle est à portée de son- •drc furies Voyageurs qui pren-nent terre en des rivages dé-serts , ou fur d’autres bêtesfauves qui viennent boire oufe baigner ; car l’Hyéne fe nour-rit presque indifféremment detoute forte de chairs. Ellepréféré cependant la chair hu-maine ; 8c c’est peut-être ce quia donné occasion de dire qu’elleen faifoit son unique aliment.Elle en est extrêmement avide ,il est vrai , 8c les cadavres hu-mains , même ensevelis depuisplusieurs jours, flattent encorefa gloutonnerie. Auiìì afsûrc-t’on quelle est d’une merveil-leuse sagacité à découvrir lestombeaux, & d’unc activité in-croyable à y fouiller. C’est unedes observations d’Aristote.
Après la chair humaine,l’Hyé-ne paroît singulièrement frian-de de celle des chiens; 8c pourles prendre, elle ruse avec eux.Elle imite les soupirs 8c les crisd un homme, qui rend par levomissement une médecine. Aces cris , à ces soupirs le chienapproche; 8c aulsi-tôt l’Hyénecn fait fa proye.
On a bien encore voulu quel'ho m me lui-même deviennequelquefois la victime de lasupercherie de cet animal. Ilsc gliíle, dit-on , près d’un ha-meau ; il prête foreille. Si les
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paysans s’entre-appellent parleurs noms, PHyéncen retientun , qu’clle est bien attentiveà ne pas oublier. Sur le tard ,la voilà en embuscade ; 8c com-me elle imite parfaitement lavoix humaine, elle implore àgrands cris le malheureux dontelle íçait le nom. Celui-ci fecroit appellé par un de íes ca-marades , il accourt à la voix*8c l’Hyéne l’aífaille 8c le dé-vore.
Les hommes à leur tour usentd’artiflee pour prendre l’hyé-ne, 8c ils y réutilisent astèz sou-vent. Elicn 8c Pline d’aprèsAristote , parlent d’un chas-seur , qui en avoir pris lui seuljufqu’àonze, dont dix étoientmâles ; car les femelles , foietimidité, soit fineflèpropre deleur sexe , tombent rarementdans le piège.
Voici ce que raconte de cettechaste artificieuse Abraham Ec~chelenfis , ce lçavant Maronite *qui a tant contribué à séditionde la Poliglotte de le-Jai, Riendit-il, n’est plus singulier quela chaste à l’Hyéne. Il n’yfautd’autres armes , que des inf-trumens de musique, ni d’au-tres chasteurs , que des musi-ciens. Un air , une chansonvulgaire calment la férocité decet Animal. Au premier sonqu’il entend retentir aufond de