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Tome second.
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z J r L £ Mpoudre noire 8é pesante, c’est-à-dire , une limaille de Ferdépouillée d’une partie de sonsoufre. M. Lemery tire de cet-te expérience les conséquencessuivantes.

. i °. Les T remblemen s de T er-re font causés par une vapeurqui ayant été produite dans lafermentation violente du fer £édu íoufre s’est convertie en unvent sulphureux, lequel se faitpaílage ôc roule par où il peut,en soulevant 8é ébranlant lesterres fous lesquelles il paílè. Sice vent sulphureux se trouvetoujours renfermé fans pouvoirpénétrer aucune issue pour Ré-chapper , il fait durer le trem-blerîsQit de terre long-tems, 8éavec de grands efforts, jusqu ace qu’il ait perdu son mouve-ment ; mais s’il trouve quelquesouvertures pour sortir , il s’é-lance avec grande impétuosité ,ôéc’est ce qu’on appelle oura-gan ; il écarte la Terre Sé faitdes abymes. II déracine les ar-bres ; il abbat les maisons; Léles hommes mêmes ne seroientpas à l’abri de fa furie , s’ils neprenoient la précaution de sejetter promptement la boucheLé le ventre contre terre, nonpas seulement pour s’empêcherd’être enlevés , mais pour évi-ter ce vent sulfureux Lé chaudqui les suffoqueroit.

L E M

a°. Les Vents qui font lesOuragans , s’élévent avec tantde violence en s’échappant dcdeílùs la Terre , qu’il en mon-te une partie jusqu’aux Nues;c’est ce qui fait la matière Léla cause du Tonnerre : car cevent qui contient un soufreexalté , s’embarraíle dans lesNues, Lé y étant battu Lé com-primé fortement, il y acquiertun mouvement aílèz grandpour s’y enflâmer Lé y formerl’éclair en fendant la nue , Lés’élançant avec une très-gran-de rapidité.

3 °. Ce vent sulfureux enflam-mé sortant avec violence d uNuage où il étoit comme em-prisonné , frappe l’air très ru-dement , y roule avec une vî-tefleincompréhensible,& nouscause l’effroyable bruit du Ton-nerre. Voilà ce qu’il y a de pluscurieux dans la Dissertationdont nous avons rapporté leTitre. Quoique nous n’ayonspas expliqué le Tonnerre LélesTremblemens de Terre com-me M. Lémery, nous ne sau-rions cependant nous empêcherde convenir qu’il a été un despremiers à reconnoître unevraie Analogie entre ces deuxterribles Phénomènes. II estfâcheux que la Machine Elec-trique ne fût pas connue deson tems ; il n’auroit pas man-