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de l’eau. Le bois n’entroit pres-que pour rien dans leurs bâti-mens. Le pays en donnoic peu,& alternativement expolé àl’air , puis à l’cau , il n’auroitpas été de durée.
Les Grecs de qui nous vien-nent les plus belles pratiquesde la Géométrie, la correctiondans le deílèin , les ordres d’ar-chitecture , les belles propor-tions & les principes de tous lesbeaux arts , bâtirent avec enco-re plus d’élégance que les Egyp-tiens.
Enfin les Romains n’ont ja-mais paru plus grands, que dansleurs aquéducs , leurs chemins,leurs ponts ; témoins íur-tout àNiímes , ces monumens ( i ) an-tiques que la rigueur des temsa respectés. Leur noble simpli-cité frappera toujours ce grandnombre d’étrangers que la cu-riosité n’attire d’abord dans cet-te Ville , que pour admirer lesembellistêmens (,.) modernesdont les héritiers de la magni-ficence romaine ont orné l’an-cienne Emule de la Maîtressedu Monde.
LOIX GÉNÉRALES DELA NATURE. Le Créateuren tirant ce Monde du néant,l’a soumis à des régies que l’onnomme Loix générales de la
(r) Les Arenes, la Maison Quarrée.
(r.) La Fontaine.
LOI
nature ; telles font suivant tousles Physiciens les régies dumouvement soit simple soiecomposé ; telles font encoresuivant les Newtoniens les loixde la gravitation mutuelle descorps. Lorsque dans l’explica-tion d’un phénomène l’on enest arrivé à une loi généralede la nature , l’on ne peut pasdemander , fans se déshono-rer , quelle est la cause phy-sique de cette loi ; l’on doitsçavoir que le Maître suprêmeest le seul à qui l’on puisse avoirrecours dans cette occasion.
Les Loix générales de la Na-ture font en très-grand nombre,nous ne les connoissons pastoutes. Nous avons rapportéles principales de celles quifont parvenues à notre con-noistance, dans les articles quicommencent par les mots At-traction , Mouvement , Dureté ,Elasticité , Méckanique , Sta-tique ô Hydrostatique.
LONGITUDE. La longitu-de d’une Ville est la distancequ’il y a entre le premier Mé-ridien , c’est-à-dire , entre leMéridien de Y Isle de fer , ÔC leMéridien de la ville dont oncherche la longitude. C’est Tarede l’Équateur céleste interceptéentre ces deux Méridiens, quidétermine les dégrés de lon-gitude. Avignon, par-exemple,