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cule gauche par la veine pulmo-naire. C’est pour cela sans douteque la respiration est: absolu-ment néceíìàire à la vie del’homme &c de tous les animauxterrestres , puilque fans cesmouvemens alternatifs d’inspi-ration òc d'expiration le sangn’auroit paslon mouvement decirculation. Iln’en est pas ainsidu Loup marin , & de tous lesanimaux amphibies ; comme ilsont le trou ovale ouvert , leursang vadu ventricule droit auventricule gauche du cœur sanspalier auparavant par les poul-mons ; il a donc son mouve-ment de circulation dans letems même qu’ils ne respirentpas , &. par conséquent ces for-tes d’animaux peuvent vivredans l’eau. Appliquonsce prin-cipe a quelques esters analo-gues à celui que nous venonsd’expliqucr.
Première Conséquence. Lesenfans n’ont pas besoin de res-pirer dans le sein de leur me-re ; leur sang va du ventriculedroit au ventricule gauche ducœur par le trou ovale qui nese ferme que quelque tems aprèsleur n alliance.
Seconde conséquence. Veut-on sçavoir si un enfant trouvémort, est venu au monde mortou en vie ? que l’on mette unmorceau de son poulmpn dans
L O U 429l’eau , & que l’on examine s’ilva au fond ou s’il nage. Va-t’il au fond ? l’enfant étoitmort, avant que de naître ;pourquoi? parce que si l’enfantfût venu au monde en vie ilauroit respiré ; s’il eût respiré ,il seroit resté de l’air dans sespoulmons ; s’il fût resté de l’airdans ses poulmons , ils au-roient été relativement plus lé-gers , qu’un pareil volumed’eau , & par conséquent ilsauroient surnagé ; donc s’il svont au fond , l’on a droit deconclurre que l’enfant étoitmort avant que de naître ;s’ils nagent, l’enfant est venuau monde en vie.
Troiséme conséquence. Cequi cauíe la mort des noyés , cen’est pas l’eau qu’ils boivent,ils en boivent fort peu ; c’estqu’ils ne peuvent pas respirerdans l’eau.
Quatrième Conséquence. Ceuxqui demeurent long-tems dansl’eau, fans avoir beloin de res-pirer , tels que font les pêcheursde perles , doivent avoir le trouovale ouvert. Telles font lesconséquences que la configura-tion du corps du loup marindoit nous faire tirer. Mous au-rions pû orner cet articled’une infinité de traits histori-ques qui n’ont pas échappé àla plupart des Naturalistes,