Band 
Tome second.
Seite
450
JPEG-Download
 

450 L U Mtre. La première de ces raisonsnous la cache pendant TÉté, ÔCJa seconde, une grande partiede Tannée dans quelque laitonque Ton le trouve. Les obíer-vations que nous allons rappor-ter , prouveront évidemmentque cette lumière a été connuenon-íeulemcnt des Modernes,mais encore des Anciens ; ellesserviront à démontrer l’exis-tancc de TAthmolphére solai-re, que tous les Physiciens re-gardent aujourd’hui comme lafeule cause de plusieurs phé-nomènes astronomiques quel’on avoir fait entrer fans rai-son dans la classe des météo-res.

Année 400.

II paroît que ce fut seule-ment au commencement ducinquième siécle que íe fit lapremière observation circons-tanciée de la lumière zodiacale.Voici comment pari eNicepkoredans le treizième livre de ionHistoire , après avoir rapportéla prise dc Rome par Alaric..II y eut encore alors une éclip-se de Soleil, pendant laquelleTobscurité fut si grande , queles Etoiles parurent en pleinjour.On vit auíìî en mê-

me tems dans le ciel avec leSoleil éclipsé , Le au dessus dcfui une clarté singulière qui

L U M

avoir la figure d’un cône, Qcque quelques personnes peuinstruites prirent pour une Co-mète. Mais il n’y avoit rienlà de semblable à une Comète;car cette clarté ne se termi-noit point en queue ou cheve-lure dc Comète, ôc n’avoit pointd’Etoile qui en pût représen-ter le noyau. C’étoit plutôtune espèce dc flamme qui sub-sistent par clle-même, sembla-ble à celle d’une grande lampe,ôc d’où il partoit une lumièrefort différente de celle des Étoi-les.La position ôc le mou-

vement de cette lumière chan-gèrent. Elle étoit d’abord pla-cée vers cette partie d u Cieloù le Soleil íe lève à Téquinoxedu printems ; ensuite elle pa-rut couchée le long de cettepartie du Zodiaque qui répondà la dernière Etoile de la queuede T Ourse , marchant ou regar-dant touj ours par ía pointe versl’occident. Et après qu’elle eutparcouru ain si le Zodiaque pen-dant plus de 4 mois , elle dispa-rut. Son sommet devenoit quel-quefois plus aigu , ôc lui don-noit une figure beaucoup plusoblongue que celle du cône ;après quoi íe raccourcissant ,elle en reprenois quelquefoisles proportions. Elle eut enco-re d’autrcs formes extraordi-naires ôc qui ne resscmbloient