496 M A Tt’cllc pas qui ne dépendent qued’elle-même , ôc auxquelles lasubstance à laquelle elle est in-timement unie , n’a aucunepart. Quoique finie dans fanature, elle perce d’un vol ra-pide , l’Éternel, PInfini, l’Im-menle : elle ose en sonder laprofondeur, en parcourir Pé-tendue, ôcc.
L’autre substance qui fait par-tie de l’homme, essentiellementinerte & paílìve , c’est-à-dire ,essentiellement incapable deproduire quoique ce soit d’elle-même n’est susceptible que d’ex-tension , de figure, de mouve-ment , de repos , de division ,d’organisation &c. La plus no-ble de ses fonctions est de íer-vir de pur instrument à l’Ame ,lorsqu’elle produit ses sensa-tions , àpeu-près comme la lyresert d’instrument au Musicienqui sçait en tirer les sons les plusmélodieux.
Raisonnement.
La Raison est une faculté qu’al’Ame de Phomme de compa-rer deux idées avec une troisiè-me. Ces deux idées s’accordent-elles , chacune en particulier ,avec la troisième quelle regar-de comme une espèce de pointfixe ? L’Ame conclut quelless’accordent entre-elles ; de ces
MAT
bornée au bonheur d'ici basson intérêt efl sa régie ; ses pen-chans 3 ses loix ; le plaisr oula douleur les moteurs de famorale ; la crainte des loix hu-maines , le seul frein a ses en-treprises.
Pour le corps de l'homme %c efl une substance de même na-ture que son Ame. Les corpuscu-les de l'un font moins divisés tplus grossiers , moins propres aumouvement que les corpusculesde Vautre ; mais dans le fondils n'en font pas moins nobles.Telle molécule de matière quid’abord faisoit partie du corps 3pourra 3 après avoir été subti-lisée 3 servir a former une Ame.Je fuis corps , & je pense ,doit s’écrier tout homme sageaprès Koltaire , je n’en scaispas d’avantage.
Raisonnement.
Le Raisonnement 3 dit Hob-bes au commencement de falogique, efl une espèce d’Arith-métique. Raisonner ce n’efl au-tre chose qu'ajouter ou soustrai-re ; ù fl quelqu'un veut quece soit aussi multiplier & divi-ser , je ne m'y opposeray pas.
Per ratiocinationem autem in-
tëlligo