yoo MAT& que ces traces, ces vestigesont besoin d’être remués parune substance très-déliée à la-quelle on adonné lenomd’es-prits vitaux. Mais ce font làde pures conditions, pour quel’Ame se ressouvienne des cho-ses passées. Jamais en bonnePhysique l’on n’a pu confondreles tracesdesidées avec les idées;jamais la trace d’un homme n’aété l’homme lui-même ; jamaisle portrait de Louis le bicn-Ai-mé n’a été le íouvenir de ceMo narque bienfaisant, l’amour& l’idole de son peuple. Ainsiavouer qu’il y a une Ame quidécouvre des traces dans lecerveau , &c qui à l’occasion deces traces sc rappelle des idéesanciennes , c’eít admettre unesubstance essentiellement dis-tinguée de ces traces 3c du cer-veau où elles se trouvent ; demême que celui qui voit untableau Sc qui se rappelle les ob-jets qui y font représentés ,est distingué du tableau.
Lçs Spiritualistcs expliquentde la même manière l’Imagina-tion qui est une faculté par la-quelle l’Ame se représente desobjets étendus , sensibles Scabíens. Us avouent fans peinequ’elle a son organe dans lecerveau. ( Quelques'uns assi-gnent la partie calleuse.) Us con-viennent qu’il faut dans le cer-
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mimique sur le champ son im-pression a la partie du cerveauqui es analogue a celle ou setrouve le premier veflige de cequ'on cherche {c'es-h-dire cet-te autre partie de la moelle oues cachée la Mémoire ou latrace des vers suivans ) 0 yreprésente a l’Ame la suite dela premiere idée ou des premiersmots , il es nécesaire que denouvelles idées soient portéespar une loy consante au mêmelieu dans lequel avoient été au-trefois gravées d’autres idées demême nature que celles-la. Eneffet , dit-il encore j f cela.se saisit autrement 3 l’arbre ,au pied duquel on a été volé yne donneroit pas plus sûrementidée d’un voleur que quelqu’au-tre objet .
Le même Auteur accoutumé ,comme tous les Matérialises ya confondre l’occasion de la sen-sation avec la sensation elle mê-même 3 ne reconnaît pour aclede l’imagination , que le mou-vement qui se fait dans lesimages imprimées dans te cer-veau. L’imagination ains expli-quée , dit-il dans l’homme ma-chine p. 37 Sc j 9 , es elle seu-le toute notre Ame ; de cettefaculté dépendent toutes les au-tres facultés , c’es a elle qu’el-les f réduisent toutes ,