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Tome second.
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535
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MEC

plan est incliné, plus fa lon-gueur l’emporte fur fa hau-teur.

Second Cas. L’on veut fairedescendre le Poids A , ÔC onveut empêcher qu’il ne descen-de avec toute la rapidité quelui imprimeroit la force de lagravité ; l’on fc sert pour celad’un Plan incliné ; l’on deman-de pourquoi.

La réponse fe présente d’el-1 e - même. Lin corps qui des-cend par un Plan incliné estun corps qui parcourt unediagonale : un corps qui par-court une diagonale est uncorps animé de deux mouve-mens, l’un perpendiculaire, l’au-tre horizontal : un corps ani-mé de deux pareils mouvemensne peut pas obéir entierementà la force de la gravité. Doncle Plan incliné empêche qu’unpoids ne descende vers l’hori-zon avec rapidité.

Plus un plan est incliné 6cplus il modère la rapidité aveclaquelle tout corps grave tendvers la Terre ; parce que plusle Plan par lequel descend lecorps , est incliné , plus lecorps a de mouvement hori-zontal. Voyez l’article du mou-vement en ligne diagonale.

Ceux qui veulent compter lePlan incliné parmi les leviers,le regardent comme un levier

MEC 535de la premiere efpéce ; ils di-sent que le point d’appui letrouve dans le point de la^or-ge de la poulie immobile p q tfur lequel la corde tirée par laPuiílance P , fait impression.Or un pareil point d’appui estplacé entre la Puiílance P 6cle poids A. Donc le Plan in-cliné considéré comme un le-vier , doit être compté parmiles leviers de la premiere efpéce.

Corollaire trei\ieme. La visdont on fe sert pour preíïèr lescorps les uns contre les autres ,est une machine composée d’uncylindre AB ,fig. 16 pi. 6. ca-nelé en ligne spirale, c’est-à-dire , fur lequel on a creuséune gorge qui tourne en lignespirale. La cloison qui sépareun tour de la gorge d’avec unautre; s’appelle le filet de la vis ,telles font les cloisons M &ce font dans le fond autant deplans inclinés au cylindre A B.La distance qu’il y a entre lesdeux filets M & N, fe nom-me pas de vis. Enfin la piéceDE cannelée intérieurementcomme le cylindre AB, a lenom d 'Ecrou. Cette Machinedonne une force prodigieuse àla Puiílance qui s’en sert , &dont la main est appliquée aupoint C. En effet tandisqu’elledécrit un cercle tres considé-rable qui a pour rayon C A, les