MET
546 METtiliser la Terre ; voilà les prin-cipaux avantages que procureune pluye modérée. Une pluyetrop abondante est un vraifléau du Ciel. Le plus granddommage qu’clle nous cause ,c’est de pourrir les racinesdes Plantes ôc fur-tout desgrains.
Cinquième Quejiion. Pour-quoi les gouttes de pluye sont-ellcs plus groíles pendant PÉté,que pendant l’Hy ver ?
C’est que pendant PÉté lapluie venant de plus haut quependant PHyver , les particu-les dont elle esteomposéeont letems de se réunir & de formerdes gouttes plus considérables.
Sixième Quejiion. Pourquoien certains pays le serein est-il plus dangereux , qu’en cer-tains autres ?
En certains pays , à Paris,par exemple, le serein ne con-tient presque que des partiesaqueuses , fournies pour laplupart par les eaux de la Sei-ne ; en certains autres , com-me à Rome , le serein con-tient , avec les parties aqueu-ses , plusieurs particules nuisi-bles ; donc le serein , dange-reux par r- tout , doit P êtrebeaucoup plus en certains pays,qu’en certains autres. Dans lespays marécageux le serein est
Remarque.
Nous croyons avoir expli-qué la formation des Météoresaqueux d’une manière très-Phyíìque , fans avoir recoursaux Tourbillons , grands oupetits , Amples ou composés.C’est même pour en faire con-noître Pinutilité , que nousallons rapporter ce qu’a dit furla matière que nous venons detraiter , le grand Défenseurdes Tourbillons , dans la Pro-position 5 e . de fa leçon XIII.
M. Privât de M obères nousavertit d’abord que tout oragesuppose un grand Tourbillond’air, dont l’axe est perpendi-culaire à l’horizon du lieu oùl’orage se forme. II conclut dela i°. que ce Tourbillon d’air,tournant horizontalement, en-traîne peu-à-peu vers le Zé-nith tous les brouillards quipeuvent se rencontrer aux en-virons de ce lieu fur la super-ficie de la Terre : que ces brouil-lards s’arrangeant successive-ment les uns à côté des auttes ,& s’accumulant ensuite les unssur les autres , couvrent enfintout le Ciel de nuages épais : queces brouillards poulies du cen-tre vers la superficie par le mou-vement circulaire du Tourbil-lon dont nous venons de par-