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fée du Ciel doit nous paroîtreplus gros à l’horizon , qu’auzénith, & par-conséquent l’ondoit mettre cet effet au rang desillusions optiques.
C’étoit là la pensée du P.Malebranche qui parle ainsidans le livre i de la Recher-che de la vérité , page 76 & sui-vantes. Nous jugeons de Véloi-gnement d.’un objet par la forceavec laquelle il agitfur no sy eux ,parce qu'un objet éloigné agitbien plus foiblement qu'un au-tre . II efl facile de recon-
noître de-la la véritable raisonpourquoi la Lune nous paroîtplus grande lorsqu'elle fe leve ,que lorsqu'elle efl fort hautefur Vhorizon. Car lorsqu elle feleve , elle nous paroît éloignéede plusieurs lieues , & même au-de-la de l’horflon sensible y oudes terres qui terminent notre vûe\au lieu que nous ne la jugeonsqu'environ a une demi-lieue denous , ou , 7 a S fois plus élevéeque nos maisons , lorsqu'elle eflmontée fur notre horizon. Ainsinous la jugeons beaucoup plusgrande, quand elle efl proche del'horizon , que lorsqu'elle en eflfort éloignée , parce que nous lajugeons beaucoup plus éloignéede nous , lorsqu'elle fe leve ,que lorfqu'elle efl fort hautefur l'hori^on. Malebranche feferoit rendu plus intelligible ,
O P T ic,s’il avoit mis fous les yeuxdu Lecteur une figure sembla-ble à la neuvième de la Planchepremière.
Ici se présente une difficul-té qu’il est nécessaire de faireévanouir. II est démontré aucommencement de cet article ,dira-1'on , que plus un objet estéloigné , plus il diminue engrandeur apparente ; pourquoiavancc-t’on à-présent que le So-leil ôc la Lune ne nous parois-sien t plus gros à l’horizon qu’auzénith, que parce que ces Astresnous paroiílènt plus éloignésIorsqu’ils íc levent, que lors-qu’ils pastent par le Méridien ?N’y auroit-il pas là une clpécede contradiction ?
Non , il n’y en a pas mêmel’ombre. Dans le premier cas, lesobjets dont la grandeur appa-rente diminue à cause de leuréloignement, sont réellement àune plus grande distance , ècfont vus réellement fous un pluspetit angle optique, lorsqu’ilsnous paroi fient moins gros.Mais dans le second cas, le So-leil & la Lune ne font pas réel-lement plus éloignés de nous,& ils ne nous paroifiènt pasréellement fous différens anglesoptiques à l’horizon ôc au Zé-nith.
Avouons cependant que ,quelque part qu’ait l’illusioa
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