S A L
S A L
177
S
S ALIVE. Le fameux Boer-rhaave dans fa Physiologieimprimée à Veni {e. ^ page 8.parag. 6 5, nous apprend qu’àla racine de l’oreille sc trouveune glande conglomérée j ap-pellée parotide. Cette glandeaprès avoir séparé par sa struc-ture la salive du sang artériel ,la verse dans un conduit com-mun , lequel, pour la déchar-ger dans la bouche vers la troi-sième dent molaire supérieure,perce le muícle iuccinateur ,c’est-à-dire le mulcle qui s’en-fle & fait la joue grosse , lorf-qu’on loustic, ou ìorsqu’on son-ne de la trompette. Au dedansde la mâchoire est la glandemaxillaire interne , fort gran-de , presque aussi étendue parson origine , que la mâchoire.Cette glande sépare la íalivedu même lang artériel ; la ver-se dans un canal excréteur ,qui vient de ía partie postérieu-re ; s’avance antérieurementjufqu’aux dents incisives anté-rieures ; au milieu de son tra-jet reçoit encore la salive pardes branches latérales des au-tres portions de cette mêmeglande, & la décharge par deuxTome III.
émonctoires , & quelquefoispar un plus grand nombre, pla-cés vers la fin de la racine an-térieure du frein de la langue.Les glandes sublinguales fontle même office. La langue , lepalais , les gencives,les lèvresfont percées de petits émistai-res qui distillent une humeurplus tenue , mais de même na-ture que la salive. Les glandesde la partie antérieure du pa-lais , & quelques unes de cel-les qui font situées vers la ra-cine de la langue , auíquelleson a donné le nomd’Amygda-lcs , parcequ’elles ont la figu-re d’une amande, filtrent uneeípèce de íalive qui se déchar-ge dans la bouche, & se mêleavec les alimens. Ces íources ,& leurs orifices font tellementsitués, que c’est principalementpar le mouvement de la masti-cation , ou de la parole , quela bouche se remplit de leurshumeurs.
Boerrhaave, après avoir ainsidécrit les réservoirs &c les con-duits salivasses, dit que la sa-live est une humeur claire ,transparente, qui ne s’épailsitpoint au feu , qui n’a presque