18 O R Eun tendon qui communique &íavec l’étrier & avec la mem-brane qui ferme la fenêtreovale.
A ces différentes notions queles Anatomistes regardent com-me sures , me fera-t’il permisd’ajouter une conjecture ; jelatire non pas feulement de la si-tuation , mais de la figure desoílelets dont je viens de parler.La voici en deux mots.N’est-ilpas probable que toutes les foisque l'air, modifié en Ion, frappele tympan , alors le manche dumarteau est mis en mouve-ment , ôc fa tête frappe un coupfur l’enclume; ce mouvementfecommunique nécellairementde l’enclumc à l’étrier , & del’étrier à la membrane qui fer-me la fenêtre ovale ; l’on peutdonc conjecturer qu’une desfonctions principales des ostè-Jets , est de faire passer l'impres-sion du son , de la membranedu tympan jufqu’à celle qui fer-me la fenêtre ovale.
5 °. Par la caiste du tympanl’on prétend désigner cette ca-vité aster ample èt aster rondedans laquelle fe trouvent lesquatre osselets dont nous ve-nons de faire la description.L’air dont est remplie cettecaiste n’est pas inné , commel’ont prétendu les Anciens ; illui vient par un canal long Lc
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étroit que l’on nomme la trom-pe d’Euflache èc qui descendjusques à la luette. II est doncvrai de dire que l’on entend parla bouche , &. l’on ne doit pasêtre surpris de voir les person-nes qui ont l’oreille dure, ou-vrir la bouche , lorfqu’elles as-sistent à quelque discours ou àquelque concert. L’on doit êtreencore moins surpris de la forteimpression que fait fur l'ouie uncorps sonore que l’on agite enle tenant entre les dents.
6". Au fond de la caiste dutympan fe trouve une cavitéremplie d’air ; fes tours ôc sesdétours la font nommer la-byrinthe. Ses parties principa-les lont le vestibule, les troiscanaux fémi-circulaires & le li-maçon. Elle communique avecla caiste du tambour par deuxistues que deux membranesbien tendues tiennent exacte-ment fermées. La première deces issues le nomme fenêtre ova-le , elle conduit au vestibule dulabyrinthe ; la seconde s’appellefenêtre ronde , elle conduit aulimaçon. Jecroirois fans peineque les mêmes raisons qui ontengagé l’Auteur de la nature àdonner au conduit auditif la fi-gure d’un canal long & tor-tueux , l’ont déterminé à cons-truire en forme de labyrinthela cavité dont nous parlons.