Band 
Tome troisieme.
Seite
68
JPEG-Download
 

6,8 POU

Planeu omnes 3 & Terra , quamkabitamus , omniaque pajfm ,qu.11n Terra nascuntur : in qui-tus omnibus craJJ'a , aut jinatamateries prxcipuum fibi locumvindicat , ut videri potejl apudCartefLUtn tertiâ parte principio-rum , num ji.

Ergo magna probabihtate de-fendi poffunt tria Cartejii Ele-menta five materia primi , ma-teria fecundi , & materia ter-tii elementi.

On peut dire que M. Pour-chot a donné un Cours de Phi-losophie , auíîi bon qu’il pou-voir l’être dans un pareil sif-tême. On ne lui pardonneracependant jamais de n’avoirpas profité des corrections queMalebranche y avoir dejà fai-tes. On lui pardonnera encoremoins d’avoir imité de tropprès , pour ne pas dire , pillédans ce même Cours le Traitédu corps humain du fameuxDuhamel. Pourchot mourut àParis le 22 juin, 1734.

POURFOUR ou PETIT( François ) nâquitaParisy le zq.juin 1664. Ce ne fut qu’enPhysique & à la lecture desouvrages de Defcartes , qu’ilcomprit qu’il n’étoit pas inepteaux sciences ; jufqu’alors il s’é-toit regardé , & on lavoir re-gardé comme tel ; si ingrateétoit fa mémoire. Çauroit été

POU

un vrai malheur qu’il fe fût dé-goûté de l’étude ; le mondeíçavant auroit perdu un grandBotaniste &un excellent Ana-tomiste. On lui trouva à famort un Herbier de 30 grosvolumes in folio , qui ne con-tenoit aucune plante qu’il n’eûtdeíléchée lui-même & dont ilne connût la vertu. La disièrta-tion dans laquelle M. Pourtourétablit quelques nouveaux gen-res de plantes , Lc dans laquelleil critique quelques endroitsdes Elémcns de Botanique dcM. De Tourncfort , est unepiéce rare, Lc très estimée. M.Pourtour entendoit pour lemoins auísi bien l’Anatomie ,que la Botanique. Ce ne fut mê-me qu’en qualité d’Anatomiste,qu’il fut reçú en 1721a l’Acadé-mie-Royale des Sçiences de Pa-ris. Ce qui lui procura cet hon-neur ce furent deux dissertationsqu’il donna fur le cerveau. Lapremière contient un nouveausistême fur cette partie impor-tante du corps humain. L’Au-teur démontre que les nerfs quipartent de la moelle allongée,s’cntrelacent à leur origine , ÒLfe croisent, de manière que ceuxdu côté droit patient au côtégauche, & ceux du côté gauchepatient an côté droit. II appor-te un grand nombre d’obferva-tions en preuve de la nécessité