R O H
quatrième apprend ce qu’unPhysicien ne doit pas ignorerde Physiologie. Comme ce Li-vre est entre les mains de plu-sieurs personnes,nous nous con-tenterons d’en citer ici un seullambeau. Voici comment il par-le des Comètes,à la pag 103 dela seconde partie de la Physique,dans un te m s où la plupart desPhysiciens les regardoient com-me des exhalailons fortuitesélevées du sein de la Terre dansl’Athmûsphère terrestre. ( Ceque nous appelions des Comè-tes , lont certains corps lumi-neux que l’on voit paroîtrequelquefois entre les Astresfous disterente grandeur, &qui approche de celle fous la-quelle nous voyons les Planè-tes de Mars , de Jupiter ou deSaturne. Leur lumière est gran-dement foible, enferre que dansle teins le plus serein , on neles voie guère autrement , quecomme on voit Mars , Jupiter& Saturne au travers d’un peude brouillard. Le corps de laComète est ordinairement ac-compagné de certains rayonsde lumière qui s’éloignent ens’affoibliffant, &. qui dans lamanière de se répandre , nemanquent jamais de suivre unecertaine règle qu'il est très-important de remarquer : sça-voir, que si le Soleil est à-peu-
R O S 173près en opposition avec la Co-mète , ces rayons se répandentégalement à la ronde , & fontcomme une chevelure à l’entourd’elle ; au lieu que si le Soleilest dans tout autre aspect , ilsse portent seulement vers lapartie du Ciel qui est opposéeà celle où il est. Ainsi si cet As-tre est oriental par rapport àla Comète, elle paroît darderses rayons du côté de l’Occi-dent ; &. s’il est occidental, elleles jette vers l’Orient ; & lors-qu’ils íe jettent ainsi vers un seulcôté , ils le font voir fort longs,jufqu’à paroître quelquefois oc-cuper environ la douzième par-tie du circuit du Ciel.
Lorsqu’une comète est vuedarder ses rayons vers l’endroitdu ciel où son mouvementpropre semble la porter , cesrayons s’appellent une barbe :au contraire lorsqu’ils déten-dent vers la partie du ciel d’oùson mouvement propre sem-ble l’éloigner, ils le nommentune queue ; &: lorlqu’ils íerépandent également à la ron-de , on les appelle une cheve-lure . Les Astronomes qui
n’ont pas trouvé de parallaxedans les comètes, ce qui mar-que leur grand éloignement ,sc sont contentés de faire voirla fauffèté de l’opinion d’Aril-tote qui le place dans Pair....