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ni goût, ni odeur , qui devientfort écumeuse , quand elle estbattue ou fouettée , séparée pardes glandes d’un sang pur ar-tériel. Elle est abondante , flui-de , acre , quand on a faim ;fort acre , pénétrante , déter-sive , résolutive , quand on along-tems jeûné. Elle est com-posée d’eau , d’une assez gran-de quantité d’efprits, d’un peud’huile & de sel, qui mêlés en-semble , forment une matièresavonneuse. Les remarques sui-vantes font du même Auteurtraduit Sc commenté par laMettrie.
Première Remarque. Puisquela salive fe sépare d’un sangartériel très-pur; Sc puifqu’a-près y avoir été élaborée parun artifice merveilleux , elle fedécharge dans la bouche , Sc femêle aux alimens ; on a tort dela rejetter. On fait bien de l’a-valer ; elle passe encore dans lamasse du sang : s’y perfection-ne toujours d’avantage Sc de-vient meilleure.
Seconde Remarque . Les ali-mens étant atténués par lemouvement de la mastication ,la salive qui s’exprime par cettemême action , & fe mêle exac-tement avec eux, i°. contribueà les assimiler à la nature ducorps dont ils doivent être laNourriture ; r", marie les hui-
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les avec les matières aqueuses;3°. produit la dissolution desmatières salines ; 4". elle pro-duit encore la fermentation ,un changement de goût Sc d'o-deur, un mouvement intestinal& une réfection momentanée;5 e . c’est par la salive que Rap-pliquent à l’organe du goût lescorps qui en ont.
SANCTOR 1 US Professa laMédecine avec éclat dans l’U-mversité de Padoue, au com-mencement du XVII e . Siécle.Nous lui devons un très-grandnombre d’expériences ; la plu-part fur le rapport qu’il y aentre les alimens que nousprenons & la transpiration in-sensible qui fe fait par les po-res de notre corps. II a trou-vé qu’un homme qui mange& cjui boit la quantité de 8livres, en perd 5 par la trans-piration insensible. II nous alaissé deux bons Ouvrages *l’un intitulé De Medicinâ fia-nça ; l’autre , Methodus vitanàorum errorum qui in arte me -dica contingunt.
SANG. Le fameux Leven-hoeck a démontré qu’un glo-bule de sang est composé de6 globules de chyle unis en-semble d’une façon très-régu-lière ; de-là les Physiciens ontconclu que le changement duchyle en sang, que les Méde-s