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Rcpréscntez-vous 15 ou 20billes d’ivoire égales &. conti-gues , rangées íur la même li-gne droite ; frappez la premiè-re , vous verrez le mouvementlè communiquer , de bille enbille, jufqu’à la dernière qui
{ •artira, pour ainsi, dire, dans'instant. II en arrive à peu-prèsde même dans la propagationdu son. Toutes les fois qu'u ncorps íonore , par exemple ,une cloche, rend du son, ellereçoit dans íes parties insensi-bles ÔC sensibles un mouvementde trémoussement Sc de frémisse-ment ; ce mouvement se com-munique des parties sensiblesde la cloche à l’air extérieur ,c’est-à-dire, à l’air qui se trou-ve entre les corps sonores & letympan; de Tair extérieur, il estporté au tympan ; du tympan ,à l’air contenu dans la cavitédu tympan ; de l’air contenudans la cavité du tympan , àl’air renfermé dans le labyrin-the & dans le limaçon ; de l’airrenfermé dans le labyrinthe Lcdans le limaçon, il se communi-que aux houpes des nerfs audi-tifs que nous regardons avecrai son comme l’organe de l’ouie:est-il rien de plus simple quece méchanisme ?
Plus nous sommes éloignésd’un corps sonore, & moinsnous. devons entendre le son
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qu’il rend; c’est la conséquen-ce naturelle des principes quenous avons établis jusqu’à pré-sent. Aussi l’expéricnce nousapprend-t’elle que l’intensité&c la force du son diminuentpar rapport à nous, à mesureque la distance d’un corps so-nore augmente. Mais quel rap-port ou quelle raison l’inten-sité du son suit-elle dans fa di-minution ? Est-ce laraiíon in-verse des simples distances, oubien la raison inverse des quar-rés des distances ? Si c’est à lapremière de ces deux régies quenous devons nous en tenir , &que je me trouve tantôt à cent,tantôt à deux cent pas du corpssonore ; l’impreísion que fera leson sur l’organe de mon ouie,lorsque je luis à deux cent pasdu corps sonore , ne sera que lamoitié de celle que j’éprouvois ,lorsque je n’en étois qu’à centpas. Mais si le son suit la raisoninverse des quarrés des distan-ces , alors à deux cent pas d’uncorps sonore,j’entendrai un ionquatre fois moins fort que celuique j’entendois , lorlque je n’enétois qu’à cent pas. Cette ques-tion n’est pas difficile à décider..
En esse t il est sûr , 1 °. que leson parvient à nos oreilles pardes rayons divergens, qui for-ment un vrai cône sonore ADE,,
Fig- s