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Tome troisieme.
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2Í0 SONUn remede íl merveilleux con-tinué pendant io jours , gué-rit parfaitement le Musicien.

Le Trait que raconte le mê-me Physicien , arrivé à Alaisen 1708 , est pour le moinsaussi singulier. Un Maître àdanser , après une fièvre de 5à 6 jours , ëc une longue lé-targie , entra dans un délirefurieux ëc muet. Quelqu’unprit le violon du malade , ëclui en joua les airs qui luiétoientles plus familiers. Bien-tôt le Malade fe leva fur sonséant avec l’air d’un hommeagréablement surpris. Tous lesmouvemens de son corps mar-quèrent le plaisir qu’il reílen-toit. Au bout d’un quart d’heureil s’aíïoupit profondément, ëcune crise qu’il eut pendant lesommeil acheva de le guérir.

Voici enfin un fait qui prou-ve mieux que tous les autres lepouvoir de l’harmonie. C’esttoujours le P. Regnault qui leraconte.

La Tarentule est une espècede groíîe Araignée à 8 yeux ëcà 8 pattes. Sa morsure est très-venimeufe. Elle est bientôt sui-vie d’une douleur très-aigue ,ëc peu d’heures après , d’un en-gourdissement. II survient uneprofonde tristeílè ëc une diffi-culté de respirer. Le poux s’af-foiblit ; la vue fe trouble ;

SON

on perd la connoiílance , lcbon íens ëc le mouvement ;ëc si l’on manque de secours ,on meurt. Le meilleur remèdequ’on ait trouvé jufqu’à présentà la morsure de la Tarentule,est l’harmonie. Un joueur d’ins-trument essaye dissérens airs.A-t’il rencontré celui dont lamodulation convient au ma-lade ? Le malade commence àremuer successivement ëc encadence, les doigts, les bras,les jambes ëc le corps. II fe lè-ve augmentant de force ëc d’ac-tivité. II danse plusieurs heures,plusieurs jours de fuite avec unejusteílè Lc une agilité surpre-nante. L’agitation rend plusfluide le sang que le venin de laTarentule avoir épaiffi ; dissipeles obstructions des nerfs , ëcrend la santé au malade déses-péré.

Troisième Queflion. Quelsfont les sons les plus agréa-bles ?

Résolution. Cc font ceux dontl’ame connoît plus facilementle rapport. La raison qu’onpeut en donner , c’est que nousfuyons naturellement lá peine.C’est la pensée de M. le Mon-nier qui dans le tome 5 e . de faPhysique, pag. 33 6 répond àcette même question dans lestermes suivans.

Respondeo , sensationes mul~