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Tome troisieme.
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t$o TACréfléchir beaucoup. D’ailleursquand on considère laLune avecune bonne lunette de 1 1 à 15pieds , on y distingue facile-ment des fonds Sc des monta-gnes ; ce <jui fait juger avecbeaucoup de vraisemblance ,que les Planètes font des lieuxhabités, ou du moins habitablescomme la Terre.

Pour les taches du Soleil, onest obligé d’avouer qu’on n’enconnoît pas encore la nature.M. de la Hire soupçonne dansl’hypothèfe qu’il proposa enTannée 1 6 8 6 , 8c que Ton trou-ve dans le Tome 10 e . des Mé-moires de T Académie desSciences, page 708 , que le So-leil composé d’une matière flui-de 8c lumineuse renferme dansson sein des corps d’une autrematière solide, fort irrégulière,qui nagent dans la substancemême de cet astre.

Quoiqu’il en soit de la natu-re de ces fortes de taches , ilest sûr qu’elles nous ont dé-montré que le Soleil 8c lesPlanètes ont un mouvementde rotation fur leur axe , quise fait en 25 jours Sc demid’Occident en Orient, commele remarqua en iíii le PereScheiner Jésuite, lorsqu’il eutfait la découverte des tachesdu Soleil.

Voici l’histoire dc cette belle

TAC

observation ; elle est tirée duchapitre second du livre pre-mier de l’ouvrage que cet As-tronome donna au Public en1630, & qu’il intitula lìosaurjîna Jlve Sol ex admlrando Fa-culfarum ù Macularum suarumphxnomeno varius t nec non cir-ca centrum fuum mobilis ojlen-fits. J’enseignois, dit-il, les Ma-thématiques dans la célébréUniversité d’Ingolstad ; Sc lors-que le tcms me le permettoit,je m’occupois à observer le So-leil , en prenant toutes lesprécautions nécessaires , pourque Téclat de ía lumière nem’incommodât pas. Au Moisde Mars de Tannée 1 61 r jemontai à la Tour de notre Égli-ge , Sc j’observai sur le Disqu/edu Soleil des taches de diffé-rente grandeur , de différentefigure Sc en aíïèz grand nom-bre. La même Observation ré-pétée au Mois d’Octobre dela même année me donna lemême Phénomène. J’aurois dûfaire plusieurs autres observa-tions , avant que de parler àpersonne de ma découverte ;mais je ne gardai pas aflezbien le secret ; Sc j’ai couru ris-que de nepaílèr 19 ans après,que pour un Plagiaire. La défen-se que j’avois de mes Supé-rieurs de donner au publicaûcun écrit fur cette matière,