THE
ra sur le tuyau autant de de-grés égaux de chaleur quel'on voudra. On pourra aug-menter le nombre des meches,jusqu'à ce qu’elles faííent bouil-lir l’eau.
Le Pere Abat nous fait re-marquer, à la fin de son Mé-moire , que le tems du plusgrand froid est le tems le pluspropre à graduer les Thermo-mètres suivant l’une des deuxmanières qu’il vient de donner.On pourra en effet marquerpour lors un plus grand nom -bre de dégrés égaux de cha-leur. L’opération commence-ra , íi l’on veut , depuis ledégré du plus grand froidjuíqu’à celui de Peau bouil-lante.
THÈSE. On appelle Thèseune proposition que l'on avan-ce , 6 c que l’on soutient par despreuves qui ne font pas démons-tratives. La crainte de rendrece Volume trop gros , nousa empêché de mettre ici unProjet de Thèses de Phys-que.
TIMPAN. Letimpanestunemembrane dont vous trouverezla description dans l’article del 'Oreille.
TONNERRE. Lorsqu’ondrestè sur les toits d’un édificeaffez élevé une tige de fer iso-lée sur un support de résine ou
TON 309de verre , &c que l’on attendqu’un nuage qui porte le Ton-nerre ait passé par-dessus , latige de fer s’électrise parfaite-ment , & donne des binettestrès-sensibles. Cette expérience,dont M. Franklin est l’inven-teur, nous fut annoncée parla Gazette de France du 27 e .Mai 1752 ; elle a depuis été ré-pétée par tous les Physiciens, &r.tout le monde convient qu’onne peut la révoquer en doute,fans vouloir porter le pirrho-nisme à ion dernier période..Depuis cette fameuse expérien-ce l’on est forcé de reconnoîtreune vraie analogie entre leTonnerre & l’électxicité dontnous avons déjà parlé si aulong. En effet íeroit-il possibleque l’on tirât si facilement desbinettes de cette tige de fer,fans que la matière électriquefût la même que la matière duTonnerre ? M. l’Abbé Nolletavoir donc eu raison d’annon-cer dans le tome IV. de sesLeçons de Physique page 314,imprimé à Paris en Tannée1748 , c’est-à-dire , 4 ans avantTexpérience de M. kranklin ,que Ton seroit enfin forcé d’envenir à Télectricité , pour ex-pliquer le Tonnerre d’une ma-nière vraisemblable. Nous nousfaisons gloire de penser com-me ce grand Physicien, LL voi-