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Tome troisieme.
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V A R

trop souvent la continuationde celui du jour. II avoua auxmédecins dans une grande ma-ladie qu’il fit en 1705 , quetravaillant après souper , sui-vant sa coutume, il étoit sou-vent surpris par des clochesqui lui annonçoient deux heu-res après minuit, ÔC qu’il étoitravi de se pouvoir dire àlui-même qu’il ne valoit pas lapeine de se coucher, pour serelever à quatre heures.

VAUBAN ( Sébastien lePrêtre de ) Chevalier , Seigneurde Basoches , Pierre-Pértuis ,Pouilli , Cervon , la Chaume ,Epiry j le Creuset , ù autreslieux , Maréchal de France ,Chevalier des Ordres du Roi ,Commissaire général des fortifi-cations j Grand Croix de SaintLouis , Gouverneur de la cita-delle de Lille , Membre det Académie Royale des Scien-ces de Paris naquit a V211-ban dont fa famille pojfédoitla Seigneurie depuis plus deijoanSylei. Mai 1653. II aété dans l’art de fortifier lesplaces par les régies de la Géo-métrie & de la Physique , jene dis pas le plus grand hom-me de son siécle , mais le plusgrand homme que lc mondeait encore eû , ôc qu’il aurapeut-être jamais. Nous lui de-vons les fortifications de Cler-

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mont en Lorraine , de SainteMenehout, de la citadelle deLille , du port de Dunkerque,des Villes de Strasbourg, deCasai, d’Ypres ôcc. en un mot ila fait travailler à 3 00. places an-ciennes , Lc en a fait 3 z. neu-ves ; il a conduit 5 3. sièges , Lcil s’est trouvé à 140. actionsde vigueur. M. le Maréchal deVauban étoit trop bon sujetpour donner au public ce qu’ilsçavoit sur la manière de for-tifier , de défendre , Lc d’atta-quer les places. En 1704. ildonna au Roi un gros manus-crit qui contenoit tout ce qu’ily a de plus fin ôc de plus se-cret dans cet art. II mourut z.ans après , c’est-à-dire , le 30.Mars 1707 , à l’âgc de 74 ansmoins un mois. L’on nous ledépeint dans son éloge histo-rique comme l’ami des hom-mes Lc de la vérité. Son butprincipal, dit M. de Fontenel-le , étoit la conservation dessoldats. II leur sacrifioit tou-jours l’éclat d’une conquêteplus prompte , Lc une gloireaster capable de séduire ; Lcce qui est encore plus difficile,quelquefois il résistoit en leurfaveur , à l’impatience des Gé-néraux, Lc il s’expofoit aux re-doutables discours du courti-san oisif. La prise du vieuxBrisach , qu’il força de capitu~