V E S
m o tu , qui dilatations & con-trachone fit , naturalis fingula-rum partium Calor vitahfiquefipiritus refocillantur. II dit en-suite, dans le chapitre quinziè-me du livre sixième, que le sangso rend dc la veine cave danslet.ventricule droit du cœur ,du ventricule droit dans lespoumons par l’artère pulmo-naire. Dexter itaque ventriculusin Animalibus qui illo fimulcum pulmone donantur , a cavìven i quotiès cor dilatatur ac difi-tenditur, magnum fiingumisvtmattrahit , quem adjuvantibus for-te ad hoc ventriculi fioveis exco-quit : ac fiuo calore attenuans ,levioremque , & qui apttùs tm-petu poflmodum per arteriasferri pojjit reddens , maxima,portione per ventriculorum cordisfcptiporos in fìiniflrum ventricu-lum defiudare finit : reliquam au-tem ejus fianguinis partem , dumcor contrahitur y arclaturque , pervenam arterialem in pulmonemdelegat. Véfal n’a pas parlé dela fanguification d’une manièreausii Physique. II assure , a lafin du chapitre septième du livrecinquième , que le sang se faitausii bien dans le foye , que levin dans le tonneau. Sit ita-que vinum nuper ex uvis prefi-fium , ac in dolia infufum , &quod ab infiito innatoque caloreadhuc elaboretur fecernatur jTome III.
V E S 44Pconcoquatur ô ferveat , ejufqueexcrementorum quod quidem eflgrave & terrestre {fit ce m vocant )in fiundum vaforum fiubfìdat ,alterum verò quod est Leve &aereum fiupernatet , hoc ctutemflos nuncupaturtenuioribus vinisinnatans copiofium , fie u t crafi-fioribus sex refidet plurima. Er-go juxta exempli hujus fimilitu-dinem , f'uccus à ventriculo &mtestinis in jecoris venas dila-tas ab alteratrice jecoris vi con-coquiturac instar musti fervensad fianguinis benigni generado-nem alteratur. Ce sentiment est;insoutenable ; les Anatomistesconviennent maintenant que lefoye est un conglobat de glan-des qui séparent la bile du sang.Ce n’est pas donc dans ceviscère que te fait le change-ment du chilc en sang ; maisplutôt dans le ventricule droitdu cœur de la manière dontnous l’avons expliqué en sonlieu.
Cela n’cmpêche pas cepen-dant que Vésal n’aitété un très-grand homme , Lc qu’il n’aitmérité la réputation qu’il sesit en enseignant l’Anatomieà Paris , à Couvain , à Bolog-ne, à Pise Sc à Padoue. C’estce qui le sit nommer Médecinde l’Empereur Charles V & dePhilippe II Roi d’Espagne. IIoccupa ce poste brillant juf-
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