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fut un des premiers Membres.II oubliera encore moins qu’ila été comme l’inventeur ducalcul infinitésimal. C’est dansson Arithmétique des infinisqu’il en donna les premiersélémens. Wallis , dit M. deFontenelle , dans la préface qu’ila mise a la tête de fa Géométriede l’infini , plus hardi que Ca-valerius , soit par le génie desa nation, soit parce qu’il ve-noit après l’Italien , dont laméthode commençoit à s’éta-blir , produit dans tout sonouvrage , sans marquer aucunecrainte , fans user de précau-tions , des séries ou fuites infi-nies de nombres , 5c détermi-ne les rapports de leur somme,d’où dépendent non-sculementdes rapports de plans 5c de so-lides que Cavaleriusavoit don-nés , mais encore des qua-dratures ôc des rectificationsde courbes qui n’entroient pasdans la théorie de Cavalerius.Wallis , pour tout dire , en unmot, a commencé où Cavale-rius avoir fini. L’ouvrage dontnous venons de parler , n’estpas le seul qu’rl ait donné aupublic. Son Arithmétique 5cses sections coniques íont très-estimées. Wallis aimoit vérita-blement les sciences. Ce futpour en procurer l’avancemenr,qu’il donna au public les édi-
V U I 485tions des ouvrages d’Archimé-de , de l’harmonie de Ptolo-méc, du traité de la distancedu Soleil 5c de la Lune parAristarque de Sam o s ; ce futdans les mêmes vues qu’il fitdes commentaires fur l’harmo-nie de Porphyre. Ce grandhomme mourut à Oxford , ler8 Octobre 170Z , à lage de87 ans. II avoit enseigné pen-dant long-tems les Mathéma-tiques dans cette Ville avecun concours prodigieux demonde.
WILLIS ( Thomas ) Profes-seur de Philosophie naturelle hOxford , & l’un des premiersMembres de la Société Royalede Londres , n "quit a Greatbed-win dans le Comté de Wilt , le6 Février 16zz. L’Anglcterreleregarde avec raison comme un.des plus grands Médecins qu’el-le ait nourri dans son sein. Lerecueil de ses œuvres en 2.volumes *'«-4°. , lui a méritécette haute réputatiou , non-seulement dans son pays , maisencore dans tout le Mondesçavant. On seroit surpris denous voir donner ici l’abrégéde ce précieux recueil ; la plu-part des matières qui y lontcontenues , font tout-à-faitéloignées de notre profession.Mais ce qu’on ne sçauroit trou-ver mauvais , c’est que nous