SOUFRE. 75
niidaux, mais tronqués el ouverts aux deux exlrémilés.On les remplit de quinze kilogrammes environ depyrites concassées. On ferme la grande ouverture , et enplace à la petite une étoile de terre qui empêche lespyrites de sortir, mais qui ne s’oppose pas à l’écoulementdu Soufre fondu , lequel se rend en elfet dans des cuvesou des récipiens remplis d’eau. Au lieu de tuyaux deterre , on emploie quelquefois , comme en Suède dansles mines de Néricie, de grandes retortes de fer. Onrelire de 25 oo à 3 ooo pesant de pyrites, environ 100à i 5 o de Soufre impur.
Le Soufre obtenu par l’un des moyens précédens,a besoin d’être purifié. On se contente quelquefois dele fomlie dans un grand chaudron de fer, de le laisserdéposer ses impuretés, et de le décanter; mais commece Soufre est souvent gris, si on veut l’avoir d’un beaujaune, il faut employer la distillation.
Pour distiller le Soufre brut , on le place dans degrandes cucurbites de fer qui peuvent en contenir 3 ookilogrammes ; on y lute un chapiteau ou une alonge enterre, dont le bec se rend dans des récipiens faits éga-lement de terre, et qui ont trois ouvertures, une latéraleel supérieure pour recevoir le bec du chapiteau, unetout-à-fait supérieure pour donner issue aux vapeursassez abondantes qui se dégagent dans cette opération,et une troisième située un peu au-dissus du fond, leSoufre s’écoule par celte dernière et se rend dans desvases pleins d’eau. Le Soufre brut perd environ unliuiiième dans cette purification.
Le Soufre ainsi purifié est fondu de nouveau pourêtre moulé en cylindre dans des moules de bois de hêtreque l’on a soin de mouiller et de laisser bien égoutter.Il est alors livré au commerce.
Ce Soufre moulé , que l’on nomme Soufre en canon ,n’est pas encore amené au degré de pureté nécessairepour certains arts : on le purifie de nouveau par lasublimation , et on obtient alors ce qu’011 appelle de