MÉTALLURGIE. 3l5
de 2 centimètres, tantôt de 20. Le gros sable exige engénéral moins d’eau et moins d’inclinaison dans la tableque le sable fin et visqueux.
Lorsqu’on s’est assuré que le schlich est complète-ment lavé , et que l’eau qui s’écoule ne contient plus deminerai, on la laisse s’échapper par le canal, qui està l’extrémité de la table ; mais lorsqu’on craint qu’ellene renferme encore quelques particules métalliques, oncouvre ce canal, et l’eau se rend dans la caisse (II), oùelle dépose tout ce qu’elle tenoit en suspension ; onsoumet alors le dépôt à un nouveau lavage.
ARTICLE III.
MÉTALLURGIE.
Notions préliminaires.
La métallurgie proprement dite, est l’art de retirerles métaux de leur minerai, et de les amener au degréde pureté qu’exigent les différens arts ; mais on a étendul’acception de ce nom à toutes les opérations chimiquesqui se pratiquent en grand sur les minerais pour en reti-rer des combustibles, tels que le bitume, le soufre, 8tc. ;des sels, tels que l’alun, les sulfates de fer, de cuivre, 8cc.ou toute autre matière utile dans les arts.
Nous ne parlerons ici que du traitement des mineraismétalliques, puisque nous avons déjà fait connoitre lamanière de préparer l’alun, le nitre , le sel marin, lesoufre , &c. en parlant des minéraux qui les four-nissent.
La métallurgie est unedes applications les plus directesde 1 a chimie; mais le métallurgiste ayant pour objetprincipal de retirer par les moyens les plus écono-miques , la plus grande quantité possible des matièresutilei qu’un minerai peut fournir, il n’a pas à sa dis-position tous les réactifs, la plupart très-dispendieux,que ,e chimiste peut employer dans l’analyse exacte desmiinraux.