3l6 MÉTALLURGIE.
Les opérations chimiques qu’on fait subir aux mine-rais , sont donc en général simples et peu variées. Onpeut dire que le feu en est le principal agent, et queles seuls réactifs qu’on y emploie, sont : i°. dans beau-coup de circonstances, les dill'érens minerais eux-mêmes ;3 °. les terres et les pierres, qui, suivant leur nature etleur mélange , doivent être considérées comme fon-dant ; a 0 , le charbon qui non-seulement sert à fondre ,à sublimer, ou à volatiliser certaines parties, mais quidans bien des cas doit être considéré comme désoxi-dant ; f. l’air qui ne sert pas seulement à animer le feu,mais qui est souvent employé comme oxidant ; 5°. lemercure et l’eau , qui sont les deux seuls dissolvans quel’on emploie dans les travaux à froid, &c.
Les bornes très-resserrées dans lesquelles nous devonsnous renfermer, ne nous permettent point de traiter cescliflérens sujets d’une manière générale, ni de présen-ter desélémens complets et méthodiques de métallurgie;nous devons nous contenter d’indiquer comment onretire l’or, l’argent, le plomb, le cuivre, &c. de leursminerais. Les seules généralités que nous placerons ici,auront pour objet de faire connoîlre quelques instru-mens , et sur-tout quelques fourneaux employés dansla plupart des opérations métallurgiques , et dont ladescription n’appartient pas plus particulièrement à uneopération qu’à une autre.
Tout fourneau est comjjosé de quatre parties princi-pales, qui sont tantôt séparées, et tantôt confonduesquant à la place, mais jamais quant à l’action.
Ces parties sont \e foyer, la bouche, le laboratoire etla cheminée.
Le foyer est le lieu où se place le combustible quelqu’il soit.
La bouche est la partie par laquelle le fourneau aspirel’air nécessaire à la combustion. Sa position et sa direc-tion peuvent varier sans que les autres parties changent ;