360 MÉTALLURGIE,
être réduite en une poudre égale et fine. On la broyéd’abord grossièrement sous des meules qui roulent ver-ticalement. On la réduit ensuite en une poudre très-fine entre deux meules horizontales, et quelquefois onla blute ou on la tamise à la manière de la farine. Lacalamine est alors préparée.
Ces opérations préliminaires terminées , on se pro-pose de réduire la calamine à letat métallique, et del’allier au cuivre par une seule et même opération.
Onia mêle alors très-exactement avec de la poussièrede charbon , et on stratifie cette poudre avec des mor-ceaux de cuivre rouge , ou , ce qui convient encoremieux , avec de la grenaille de cuivre : on met le toutdans de grands creusets d’argile, préparés avec soin.Les proportions sont généralement pourcent parties demélange, o,5o de calamine, 0,20 de charbon , et o,3ode cuivre rouge.
On place huit de ces creusets dans des fourneauxcirculaires d’une construction particulière. Gensannea proposé d’employer un fourneau à réverbère égale-ment circulaire , mais qui a deux laboratoires voûtés(pl. j5 , Jig. 5). Le laboratoire supérieur (L') sert àcalciner la calamine , à cuire les creusets et à condenserl’oxide de Zinc volaiilisé pendant l’opération. On placeles creusets qui renferment le mélange dans le labora-toire inférieur (L).
Lorsque le Zinc , revivifié par le charbon, est uniavec le cuivre fondu par la même chaleur, le laitonest fait, et le cuivre a augmenté d’environ 5o p. §. Onréunit le laiton de six ou huit creusets dans un seul,et on s’apprête à le couler en planches.
Le moule qui doit, le recevoir pour lui donner cetteforme , est composé de deux fortes pierres qui sontordinairement de granité : l’inférieure est plus grandeque la supérieure. Elles sont écarté;es l’une de l’autre partrois bandes de fer qui forment trois des côtés du vide,où doit se mouler la plaque ou pllanclie de laiton. On