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Les fourneaux généralement employés pour fondre Hmi fW«en grand les mines de fer, ont une forme particulière, ei. noau ‘portent le nom de hauts fourneaux ( pl. a, f, Il,
III ), parce cju’en effet ils sont tous beaucoup pins hautsque larges : quelques-uns ont quatorze mètres de hau-teur, et ressemblent à des puits élargis dans leur milieu:la forme des différentes parties de ces fourneaux et leursdimensions respectives, sent de la plus grande impor-tance pour le succès des fontes qu’on y fait. La figureque nous donnons indique les dimensions qui sontregardées comme les meilleures.
Les diverses parties qui composent ces fourneauxsont fort nombreuses. On ne parlera ici que des prin-cipales.
Les liants fourneaux devant avoir une grande soli-dité, sont élevés sur des pilotis ou sur une double grillede charpente (H) qui en est la fondation. Leurs mu-railles, ordinairement très-épaisses , sont percées decanaux (a a) pour l’évaporation de l’humidité. Cetteépaisseur peut être diminuée, si on veut armer en Fer l'extérieur de ces fourneaux.
Le foyer et le laboratoire sont renfermés et commeconfondus dans la même cavité. Il n’y a pas de che-minée proprement dite. La cavité moyenne (L) du four-neau a généralement la forme ou de deux cônes tron-qués apposés base à base, ou d’un ellipsoïde : elle porteparticulièrement le nom de cuve. Elle se termine infé-rieurement par une cavité , tantôt à-peu-près cylin-drique ou un peu conique, que l’on nomme le creuset,et tantôt prismatique. C’est dans cette cavité que doitse réunir le métal fondu. On y remarque trois sortesd’ouvertures; une (o) ou plusieurs, par lesquelles s’in-troduit l’air destiné à exciter le feu ; une autre (mi),percée vers le bord supérieur du creuset, et par oùdoivent sortir les laitiers ou scories en s’écoulant surune plaque de fonte inclinée, nommée la dame ( m );uue troisième (p), qui est pratiquée au fond même du