SUPPLEMENT.
4o5
CUIVRE.
D’après une analyse récente que M. Bouillon-la-Grange vient de faire des turquoises , il paroît prouvéque ces pierres ne contiennent pas un atome de cuivre,quoique tous les minéralogistes les aient jusqu’à ce jourregardées comme des os fossiles imprégnés de cuivreoxidé : mais cette même analyse a prouvé en mêmetemps que les turquoises examinées par M. Bouillon-la-Grange étoieut réellement des parties d’os. Il y atrouvé : Phosphate de chaux, 0,80; carbonate de chaux,0,08 ; phosphate de fer, 0,02 ; phosphate de magné-sie, 0,02 ; alumine , 0,01 ï; eau, 0,06.
La couleur des Turquoises est donc due au phos-phate de fer ; plusieurs faits observés par M. Vauquelinet par d’autres chimistes, apprennent que le phosphatede fer, et même que les os calcinés, prennent dansquelques cas une couleur verdâtre.
MERCURE SULFURÉ.
Le Mercure sulfuré naturel est composé de o,85 d®Mercure et de o,i5 de soufre. M. Kiaproth a trouvéces proportions à très-peu-près les mêmes dans LeMercure sulfuré du Japon et dans celui de Neumœrkelen Carniole .
Le Mercure sulfuré hépatique d’Idria est composé,suivant M. Kiaproth , de Mercure , 0,818 ; de soufre ,0,137; de charbon, o,o23 , et d’un peu de silice,d’alumine , de cuivre et d’eau. Ce chimiste fait observerque le soufre et le Mercure sont ici dans les mêmes pro-portions que dans le Mercure sulfuré ordiuaire : ilattribue au carbone que renferme ce minerai la pro-priété qu’il a de se décomposer en partie lorsqu’on ledistille. L’oxide de Mercure qu’on obtient dans ce casne peut venir du minerai, puisque ce dernier n’encontient pas.
2