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Routes de Bacon, versger leur pesanteur spécifique , elles n’appor-toient aucun changement sensible dans leurpoids.
i17. Voici un premier passage relatif à cetobjet. Novum Oiganum , livre I. Aphor. L.
« Le plus grand obstacle qu’éprouvé Pcn-teudemeut, et la cause la plus fre'quente deses erreurs, provient sans doute du défaut desensibilité, de l’incompétence à divers égards,et des illusions des sens ; car les choses quifrappent immédiatement les sens, l’em-portent sur celles qui ne les frappent pas,quoique les plus puissantes ; de sorte que lacontemplation de la nature finissant presqu’àce qu’on voit, les choses invisibles 11e de-viennent que rarement des objets d’attention.Ainsi les opérations des fluides subtils dansles corps tangibles , qui se trouvent cachées ,n’entrent pour rien dans les considérationsdes hommes ; et ils ignorent nombre de chan-gements qui ont lieu dans la configuration desparties des corps tangibles; changementsnommés communément altérations , parcequ’en effet, ce sont des transports très-imper-ceptibles de particules (* )• Cependant, si ces
(* ) Le mot de Bacon , que je traduis ici par fluidesubtil t est spiriius , terme usité dans ce temps-là.