LES CAUSES PARTICULIÈRES. 27son imagination féconde lui avoit suggéré ,pour exprimer un mélange de mélanges.C’est-là le vrai caractère de cette collection :tout y est déposé; principes, observations,pensées, projets d’expériences, remarquessur une variété d’objets, dont quelques-unsreviennent souvent, et sans aucune suite,excepté lorsque l’objet qu’il venoit y dépo-ser , lui fournissoit diverses idées ; mais lesuivant passoit quelquefois comme d’un pôleà l’autre. Le nombre des articles de ce recueilmonte à mille ; et sa seule division, sansrapports de sujets, est. en dix centuries : ilrenferme beaucoup de futilités et d’erreursdues, au temps; mais il y avoit aussi en ré-serves de profondes vérités et degrandes vues.
122. Tel est l’ouvrage dont je vais faire unpremier extrait, c’est le 98 e article de lai ere . centurie; et il est tel, que si Bacon eûtassez vécu pour en faire des applicationsexpresses dans les différentes branches de laphysique qu’il avoit commencé de suivre, ily auroit vu naître des lumières au-delà mêmede son attente ; mais elles n’ont pas été per-dues. Voici cet article :
« Les pensées humaines ont été jusqu'icidéterminées par la spéculation et par la vue;