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TROISIÈME PARTIE.
Quelques plantes préfèrent le sol crayeux à tous les autres;tel est le viola rotomagemis, qui paraît ne se plaire que surles roches de craie. Les pentes des vallées de celte lormationoffrent une singularité ; c’est la présence du neotlia spiralis etdu parnassia palustris, que l’on retrouve ensuite dans les marais.Leur végétation sur les côtes sèches de la craie mérite l’attentiondes botanistes.
Cette bizarrerie apparente existe pour des végétaux d’unebien plus grande dimension. L’aune, par exemple, qui est unde nos arbres les plus aquatiques, est aussi l’un de ceux quiréussissent le mieux sur les pentes crayeuses. Ceci tient à ceque, dans certaines circonstances atmosphériques, la craie attirefortement l’humidité.
En Angleterre, Jes districts de la craie sont fertilisés; mais ony aperçoit de grandes communes nues, que les lois, plus que lesol, condamnent à la stérilité. Les lices où se font les coursesde chevaux à Epsom et à New-Market sont des plateaux decraie couverts d’un gazon ras.
La craie marneuse donne un sol bon et fertile, lorsqu’elle estameublie : ses parties tendres sont aussi employées comme amen-dement.
La craie glauconieuse est la moins estimée de toutes pourle marnage ; cependant, comme elle est naturellement mé-langée d’une plus grande quantité de sable, elle est d’une fer-tilité remarquable en Angleterre. Mais il y a peu d’exemples,dans le département, de terrains semblables employés par la