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perfection idéale et dans toute sa vérité ; je dois en adres-ser ici mes remercîmens à l’auteur de cette belle décou-verte que l’Europe a raison de nous envier, et à l’ingénieuxartiste qui, sans autre secours que son talent et son savoir,m’a mis à même de jouir un des premiers de l’un des pluscurieux phénomènes, de l’une des plus intéressantes con-quêtes du genre humain sur la nature. »
(Feuilleton du Journal clés Débats.)
Il est évident, d’après cet article, que les premiers résul-tats photographiques ont été obtenus par nous, et cela n’arien qui doive étonner, car nous savions depuis long-tempsque MM. Niépce et Daguerre s’occupaient activement de laphotographie et nous étions, en quelque sorte, à raffut, poursaisir la découverte au passage. M. Niépce qui nous honoraitde son amitié, avait bien voulu nous offrir en 1829, un spé-cimen de ses travaux, bien avant que le monde se fût ému aubruit de la nouvelle merveille. Cette épreuve fut déposéeaux archives de l’Académie des Sciences en février 1839.
Aujourd’hui la Photographie a fait des progrès sensibles,mais elle était toujours environnée de nombreuses incertitu-des qui résultaient surtout de la difficulté que l’on éprouveà opérer constamment d’une manière identique.
L’application des diverses substances destinées à conserverl’impression de la lumière, n’était réglée par aucune donnéepositive ; le hasard et l’habitude étaient les seules ressources!Au moment où nous allions mettre sous presse, un jeuneamateur, M. Foucault, a bien voulu nous communiquer unMémoire sur une nouvelle manière d’appliquer régulière-ment le brome. Nous avons cru devoir retarder l’impressionde cette notice pour y joindre le nouveau procédé dont nouspouvons garantir l’exactitude, puisque les belles épreuvesque les amateurs ont tant admirées au Palais-Royal, onttoutes été obtenues au moyen du brome employé suivant le