guerre, appareil effrayant pour l’amateur, véritable magasinde boîtes, fioles, bassines, égouttoirs, bouillottes, lampescompliquées, etc., etc., dont l’aspect seul a suffi souventpour dégoûter les personnes qui cherchaient à se faire ini-tier aux nouveaux mystères. Quel artiste se fût jamais dé-cide à augmenter son léger bagage de cette machine com-pliquée? Quelques hommes sans doute, favoris de l’art et dela fortune. Mais l’artiste qui débute dans la carrière , celuidont les essais timides et incertains ont le plus besoin desindications fermes, des révélations magiques fournies par lePhotographe, l’homme enfin qui veut suivre sa vocation endépit des obstacles sans nombre que lui opposent les exi-gences de la vie, devait renoncer à se faire suivre par l’ar-senal Daguerrien.
En môme temps que nous perfectionnions l’ancien objec-tif, nous faisions de nombreuses tentatives pour réduire lePhotographe. Il ne nous fut pas difficile de conduire à bonnefin la première entreprise, puisqu’il ne s’agissait que de fairesubir quelques légères modifications à notre objectif astro-nomique ; mais comment réduire d’une manière notable, cevolumineux appareil dont toutes les pièces semblaient indis-pensables? Nous étions cependant parvenu à résoudre à peuprès le problème , lorsque M. le baron Séguier présenta, en1839, à la société d’encouragement, un Photographe porta-tif dont le volume total égalait tout au plus le tiers de l’an-cien Daguerréotype.
C’était déjà un progrès remarquable, néanmoins , la pièceessentielle, la chambre noire était toujours trop volumineuse.
La réduction de l’appareil entier était sans doute un butimportant à atteindre , mais il fallait surtout rendre la cham-bre obscure très portative, car dans les excursions Daguer-riennes, il suffit d’emporter la chambre obscure et la boîte àioder, pour obtenir des épreuves que l’on termine au re-tour. Après plusieurs essais infructueux, nous parvînmes