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plusieurs fois œi inventeur, de lui expliquer la disposition gé-nérale de notre objectif double et principalement, de notrelunette astronomique ! Aurait-on pensé par hasqrd , qu’ilsuffisait de modifier quelque peu la courbure ou la distancedes verres pour en faire un appareil nouveau? Mais le prin-cipe est toujours identique, et nous-môme, nous avons con-struit plusieurs objectifs doubles avec des verres de différonsfoyers , qui cependant donnaient tous de fort bons résultats.Ce que nous voulons établir, c’est que le principe nous appar-tient et nous appartenait bien avant la révélation des secretsphotographiques, puisque, nous le répétons, l’objectif doublepour chambre obscure n’est autre chose que l’objectif denotre nouvelle lunette.
Le lecteur nous pardonnera d’attirer son attention sur cefait particulier, surtout lorsqu’il comprendra que ce n’est passeulement l’intérêt personnel qui nous anime, mais surtoutun sentiment de jalousie nationale, jalousie dont personnene voudrait nous faire un crime, pas même les inventeursde l’objectif dit allemand .
Mais nous irons plus loin , nous pouvons affirmer que l’ob-jectif dit allemand né saurait supporter la comparaison avecle nôtre. Le premier, dont le priv est fort élevé, ne peutreproduire que des portraits ou des objets situés à une petitedistance, sous de petites dimensions, avec un petit appareil ;veut-on faire le paysage ou un monument, il faut avoirrecours à un autre appareil, au Photographe de M. Daguerre.A\ ec notre objectif, portraits, vues, groupes d’objets d’art,on peut tout faire. Bien plus, moyennant une faible dépense,on convertit l’ancienne lentille en objectif double et l’onréunit en un seul appareil, les avantages de tous les autres.
Mais laissons là ces discussions toujours pénibles, surtoutlorsqu’il s’agit de revendiquer un droit que l’on pouvaitcroire incontestable.
Tout le monde connaît aujourd’hui l’appareil de M. Da-