I
Du G rais et du Quartz. 5 V
faut donc croire, que ce nom ne lui vient, que de ce qui] est un des in-grédiens principaux du verre, auquel il ressemble d ailleurs beaucoup tantau dehors que dans sa cassure. Il est très-dur, donne beaucoup d étincelles
avec l'acier, et est inattaquable aux acides. •
Nous en avons sous deux formes; l’un en cristaux plus ou moins tians-pareils, et par-là plus ou moins compris sous le crystallus montaiia ou cristalde roche de 'Wall. sp. 102 : l’autre informe, blanchâtre, demi - transparent,est une espèce intermédiaire entre le quantum pingue » sp. 95* ^ quantum
orystallimim. sp. 96. de Wallerius.
J’ai fait tailler quelques morceaux pour bague de notre quartz cristal-lisé , qui sont aussi durs, aussi nets, et d’une aussi belle eau que desplus beaux cristaux de roche de la Suisse. Des imposteurs hardis ont osévendre du verre choisi taillé, pour du cristal de Glabbeeck; rien de plusaisé, que de reconnoître cette friponnerie, tant pour les verres blancs quepour les coloriés, par lesquels on prétend imiter les pierres fines. Tout hommeUn peu versé dans cette partie, les jugera par le seul aspect. Mais pourque personne n’en soit la dupe, voici des caractères à la portée de tout leinonde. D’abord il n’existe point de verre , qui 11e renferme des bulles plus«pu moins nombreuses d’an*, témoins de sa formation dans le feu; tandis qu'unepierre naturelle, qu’elle soit étonnée, fêlée, gercée, sale, jardineuse, né-buleuse , laiteuse, en un mot défectueuse de toute façon, ne présentera ja-( mais rien, de semblable à une bulle. D pilleurs les vraies pierres, étant plusdures, sont plus lentement pénétrablcs à la chaleur; aussi, qu'on appliqueà chaque joue une pierre, de deux parfaitement semblables, dont l'une fausseet l’autre vraie, celle-ci restera froide beaucoup plus long-tems que l’autre.Enfin si, malgré ces moyens, il étoit possible qu’il restât quelque doute,la lime, réduisant en poudre l’ouvrage des hommes, fera reconnoître ce~lui de la nature.
CHAHÏIE Xlï-
& E L A P / B R R E A G H A U X,
Quoiqu’on regarde assez commünémènt les mots, pierre calcaire etpierre à chaux comme synonymes, je pense qu’il vaut mieux conserver lapremière dénomination aux pierres plus purement calcaires, telles que lemarbre blanc, et réserver la dernière pour celles où la substance calcaire;est chargée de matières Hétérogènes. D'où suit que ces pierres, qui, à l’ex-ception du spath , renferment généîaleihent dans nos environs, avec lateste calcaire, de la magnésie, de l’argile, de l’ocre de fer, et sur-toutune quantité de sable , sont des pierres à chaux. Nous n’en avons quedeux especes outre les lithoglyphes.
1. La pierre a chaux sabloneusê jaunâtre ; catcareus armarius fîavescen$*
'Wall. syst. minr-sgi h % ..
i