par l’influence réciproque elc. par Jos. Fraunhofer. 67
largeur des interstices, ni du diamètre des fils, mais de la sommedes deux, c’est à dire de la grandeur des distances, à compterdu milieu d’un interstice à l'autre. Plus cette somme est petite,plus les spectres sont grands-, par conséquent plus les pas de lavis qui porte les fils seront rapprochés, plus les spectres serontgrands. Pour ce qui concerne par conséquent les spectres desecond classe il importe peu que les fils soient plus ou moinsgros, et les interstices plus ou moins larges. La matière deslils influe tout aussi peu sur les phénomènes ; qu’on prenne descheveux, des fils d’argent, des fils d’or, l’effet est le même:mais il importe que les fils soient tous de même grosseur, etabsolument parallèles entre eux, afin que d’un bout à l’autreles distances soient absolument les mêmes. Lorsqu’on se sert defils de métal ce travail est un peu plus difficile, parce (pie cesfil s se courbent facilement. Les cheveux ne sont pas de boneffet, parce qu’ils sont rarement de même largeur dans touteleur étendue.
Lorsque les pas de la vis qui poite les fils sont un peugros, c’est à dire lorsque les distances à compter du milieud’un interstice à l’autre sont grandes, les spectres comme on l’avu ci-dessus sont petits, et se trouvent par conséquent réunisdans un petit espace: mais si les pas de la vis, et les fils eux-mêmes sont gros, et par conséquent les insterstices proporlionel-lement plus petits, on voit là, où les spectres de seconde classecessent, ou plutôt où ils diminuent d’intensité le commencementd’autres spectres, qui sont beaucoup plus larges et dépourvusdes lignes et des bandes que l’on voit dans les spectres produitsau moyeu du prisme. Ils ne sont modifiés que par la largeurdes interstices que produisent les différentes grosseurs des fils,et ressemblent du reste parfaitement aux spectres de premièreclasse, produits par une seule ouverture étroite. Voilà pour-quoi je les désignerai les uns comme les autres par les lettresL 1 , L 11 etc.