ADDITION.
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faire un très-grand nombre de ces révolutions,avant qu’un pays laissé à nu par les eaux ma-rines, soit derechef envahi par ces eaux.
Les choses étant ainsi, toute terre bien cou-verte de corps vivans, s’exhaussant d’un piedpar siècle, aura donc le teins d’élever son solà une énorme hauteur, avant que les eaux ma-rines viennent le détruire et le submerger.
Cependant, outre cette cause qui, commeje l’ai dit, a pu fournir aux influences desniouvemens des eaux douces, les masses pro-pres à y tailler des montagnes, il en existeune autre à laquelle je crois pouvoir attribuerun plus grand effet dans ce genre, qui meparaît avoir donné lieu aux plus hautes mon-tagnes non volcaniques que nous connaissons,et sur laquelle j’appelle fortement l’attentiondes philosophes qui cherchent à connaître lamarche de la Nature ainsi que les grandsinovens qu’elle a à sa disposition. La voici :
Par suite de plusieurs genres d’observa-tions, j’ai parlé (p. 62 et 53) du déplacementdes points polaires , et j’ai cité le rapproche-ment réel de celui qu’on nomme boréal, del’Europe que nous habitons.
La plus grande vraisemblance m’indiquequ’une révolution complète des points polai-res doit suivre entièrement la révolution du