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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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XI
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PRÉFACE, x j

demí d^voine, mesure Paris, Sc deux bottes de foin du poids de

10 à iL livres,faus la paille , compensation faite des jours de reposqui exilent moins de nourriture; c est par année tout au moins 450boisseaux davoine Sc 730 bottes de foin* Un arpent de terre de 100perches, a 18 pieds la perche, ou de 900 toises carrées de superficieensemencé en avoine Sc dun moyen rapport, peut produire environdo boisseaux, Sc un arpent de pré 200 bottes de foin ; ainsi il fautpour îa nourriture d'un cheval de trait 10 à 12 arpens de terrein.

Suivant le Journal Economique du mois de Mai 1760 (pag. 201,)îa quantité de terrein nécessaire pour la nourriture d'un cheval, étantensemencée en grains Sc en légumes, pourroit suffire à faire vivre huitpersonnes ; ainsi la suppression de 3000 chevaux que procurent, parexemple,lês canaux de Briare& de Loing, pourroit procurer la sub-sistance de 24000 hommes en laissant libre 30000 arpens de terredont 7500 resteroient eh prés ; le surplus, en changeant de destination,doit être considéré comme étant divisé en trois parties, dont lune enbled, la deuxième en avoine, Sc la troisième en jachère ; il en fautïnettre autant pour le canal de Languedoc. Cela montre combien

11 est important pour la société humaine qu'on. emploie les canauxpar^tout cela est possible : voyez à ce sujet fart. 290 - p. 239.

Depuis que le goût du luxe a converti en besoins dans nos villesjusques aux simples commodités, les consommations se sont mul-tipliées dans tous les genres, Sc lon na pas facilité les moyens detransports ; ía navigation ne s'étant pas étendue en France à raison de1 augmentation du commerce, il a fallu multiplier les voitures ; Sc lenombre des chevaux quon y emploie sest tellement accru,que noussommes obligés de porter à lEtranger pour les remontes de la Ca-valerie , pour les équipages dArtillerie, les vivres des Hôpitaux, &c.des sommes considérables quirestoient auparavant dans le Royaume,& qui lenrichissoient : les décomptes de la derniere guerre pour leschevaux quon a tirés de la Suisse, Sc que la Franche-Gomté soumisse»itci-devant, ont monté, dit-on,pour ce seul article à plus de six millions.On peut ajouter à cela les sommes que nous portons en Irlande pour1 achat des bœufs de consommation , on assure quelles font aufficonsidérables que celles que nous portons en Allemagne pour lachat^es chevaux. Laugméntation des débouchés procureroit celle deindustrie Sc des manufactures, qui acheveroit de nous rendre plus in-N _ e P®ndans des autres, Sc plus nécessaires à nos voisins, ce qui est touta a ois l a cause Sc la preuve la plus certaine de la plus grande pros-périté dun Etat.