PREFACE . xììj
Dans Fart. 18 des Lettres-Patentes du canal de Cône, on trouveauíïï -cet article : « Sc mettant en considération les foins particuliers« que lesdits T-aillevin Sc Clement ont pris pour faire réussir cette en-» trepriíe Sc procurer cet avantage Sc utilité que recevra notre bonne» ville de Paris Sc plusieurs Provinces de notre Royaume, nous les» avons ennoblis Sc ennoblissons ; voulons queux Sc leurs enfans nés» Sc à. naître, jouissent de tous privilèges de Noblesse , fans aucune» réserve, ainsi qu’en jouissent les autres Nobles du Royaume, Sc fans» qu'ils puissent être inquiétés ni sujets à aucune taxe ni recherche» pour raison de maintenue ou confirmation, Sc sous quelque pré-» texte que ce puisse être, en vertu d’Edits de Nous ou de nos suc-33 cesseurs Rois, auxquels nous avons dérogé Sc dérogeons à fégard3 > desdits Taillevin Sc Clement Sc leurs defcendans : » on pourroitciter plusieurs autres exemples d’ennoblissemens accordés pour depareils services. Voyez art. 334, 372,&c.
Après avoir parlé des canaux faits ou pròjettés dans tous les pays Descm»*^-du monde - il étoit naturel de terminer cet Ouvrage par une notice ciens *des canaux des anciens. 11 paroît que Joseph Scaliger avoit eu des-sein de s’occuper de cette recherche, comme on le voit dans son dis acours de la jonction des mers, pag. 539 de l'Ouvrage intitulé : JofiJujli Scaligeri Julìì Césarìs à Burden JìIìl opufcula varia antehac nonedua yParijiis ifio , ìn-q°. Après y avoir parlé du canal d’Egypte , decelui de Corinthe, (823) du dessèchement des marais d’Arcadie , dulac de Camarina en Sicile, des marais Pontins près de Rome , Sc
de ceux de Pise Sc de Ravenne, il finit en disant : « c’est tout ce que» nous avons touchant cette matière, en attendant que nous en» pouvions fournir davantage par la lecture des anciens livres Sc» recherche des vieux monumens ».
C’est ce que l’Académie Royale des Inscriptions Sc Belles-Lettresde Paris voulut procurer aux Savans , lorsqu'elle proposa pour leprix de 1771 cette question : « Quelles ont été depuis les siècles les» plus reculés , jusqu au quatrième siècle de Père chrétienne , les» tentatives des dissérens peuples pour ouvrir des canaux de com-» munication - soit entre diverses rivières, soit entre deux mers dissé-» rentes, soit entre des rivières Sc des mers, Sc quel en a été le succès »°
M. f Abbé le Blond, Bibliothécaire du Collège Mazarin - aujourd'huiluembre de l’Académie, remporta le prix ; fa Pièce qu’il a bien voulume communiquer contient les plus savantes recherches ,-j’en aifaitusage en attendant qu’il publie lui-même son travail en entier avecce qu’il pourra y ajouter. Je pense que le même Programme del^-