DE LANGUEDOC, Chap. II. *9
cité par M. Bélidor. comme le premier qui ait écrit sur les écluses en i6r8 ,ce n’est que vers la fin du 16°. siècle ou vers lan itfoo, que lonaimagme cellesqui servent aujourd’hui à soutenir les eaux de la Mer & des rmeres pour 1 avan-tage des Places maritimes & du Commerce. Cet Auteur en parle comme duneinvention toute nouvelle dont il fait voir l’application ; on lui doit meme enpartie ce qui a été imaginé de plus ingénieux fur ce sujet, par des idees quil afournies à ceux qui lui ont succédé ( Bélidor, Architecture hy drau ique, om.III. pag. 6z ) ; mais il ne dit pas que l’invention en appartienne a íbn pays. esHollandois venoient d’acquérir leur liberté en 1572, Sc ils s’occupoient à vivifierleur commerce ; mais les Italiens depuis long-temps etoient occupes à e g aran'tir des ravages du Pô, & des torrens qui désolent souvent l’Italie ; aussi paroit-ique c’est à l’Italie que nous devons l’invention des écluses à bassins ou a sas, ,c’est-à-dire, des écluses de navigation à doubles portes , dont il s agit ici.
54. En effet, suivant leP.Frisi (a), les écluses à doubles portes, ont ete inven-tées & exécutées pour la première fois fur laBrenta près de Padoue, lan 1481,par des Ingénieurs de Viterbe, dont Zendrini nous a conservé la mémoire dansle chap. XII. de son ouvrage sur les eaux courantes. Léonard de Vinci profitabientôt de cette découverte pour faire la jonction des deux Canaux de Mi an,
& par le moyen de 6 écluses, portant en tout 17 bras de chute ( chaque brasest de 22 pouces de France ), il rendit libre & facile la navigation de 1 un & del’autre Canal. Tout l’ouvrage fut fini en 1497, sous Louis le More, comme onle voit par l’insoription placée à côté de la derniere ecluse, dans aque e once qui íùit : Cataraclam in cLivo extruclam , ut per inœquale solum a ur is commoditatem ultro citroque naves commearent ... anno 1497* . . , -
L’invention de ces écluses a fait continuer de meme la navigation es a ^de Bologne, de Modène, & de plusieurs autres en Italie, & sur-tout e e a onnelieu au système d une navigation générale & bien entendue dans 1 Etat de Vernie,comme nous le dirons en pariant des Canaux d Italie.
5 5. Pour former une écluse dans un Canal, on construit deux ailes de maçon-nerie que l'on nomme Lignes courbes , lune placee a la rive droite, autre a agauche, au milieu desquelles on pratique un espace, ou chambre, ermeenairement par deux paires de portes'busquées , cest-à-dire, dont ess’arcboutent réciproquement, comme on le voit dans les Planches IL • •
lune & amont ou d ’en-haut que l’on nomme aussi porte de tete ou e éjenjc,quand elle répond aune rivière; l’autre à’aval ou à. en-bas ^ st ue on 11 .
porte de chute ou porte-moudle ; elle soutient le poids de 1 eau qu 1 emp t ec ;ces portes s’ouvrent & se ferment à volonté, pour faciliter ecou ement es eaux& le passage des bateaux. Si une écluse répond à la Mer , on nomme portesd’Ebe ou de flot, celles qui regardent le rivage; Sc portes eau ouce, cSfld regardent l’intérieur des terres. . j
On ménage dans les façades des lignes courbes des enclaves pour loger k>portes âs sont ouvertes, afin qnâs ne fassent point dobstac e
U) Trtófe ti5iètes & à torrens p» le W»l «*•■* à,i°nînsi , Professeur Royal d e Mathématiques à Milan -1 pnraene Royale 1774 , M* P a o es { J .