^8 HISTOIRE DU CANAt
compte que 40 lieues dans le pays, où l’on fait les lieues de 3200 toises. Cettevaleur de 122446 toises a été trouvée parles meíùres qui ont été prises en1769 pour le bornage du Canal, loríqu’on en a dressé les plans topographi-ques fur une échelle de 3 lignes pour toise,
52. La largeur du Canal est aujourd’hui presque par-tout de 60 pieds à lasurface de seau, dé de 32 pieds dans le fond. La profondeur de seau estpar-tout au moins de 6 pieds : les barques en tirent moins de y , quoiqu ellesportent jusqu’à 200 milliers ou 100 tonneaux de poids.
Le long des bords du Canal, font des bermes ou chemins destinés pour letirage, l’un de 9 pieds, l’autre de 6; mais les francs bords dépendans du Canal,y compris les chemins, ont environ 36 pieds de chaque côté, ils fervent à dépoíèrles terres qui proviennent du recreusement du Canal.
On voit dans la Planche première la coupe du Canal Sc des parties adjacentessuivant la forme qu on lui donne actuellement dans toute son étendue. On yForme à Canal. vo it les bermes intérieures plantées d’Iris pour les défendre contre le batillagedes eaux, ce qui joint à futilité l’agrement du coup d’œil (165).
Les glacis intérieurs Sc extérieurs font couverts de gazons. Les chemins detirage qui íont au-dessus du premier glacis intérieur,sontengravés pour la commo-dité du tirage. Les deux terre-pleins qui font entre les arbres , font cultivésselon la nature du sol ; enfin on y voit les fossés extérieurs qui servent decontre-Canaux, pour recevoir les eaux pluviales Sc les conduire aux aqueducs.Ce font des peupliers d’Italie Sc des frênes qui forment des plantations furpresque toute la longueur du Canal (i6y).
On avoit commencé le Canal à y 6 pieds d’ouverture Sc trente dans le fond ;mais on crut en 1671 qu il falloit augmenter le talus pour se garantir mieuxde 1 eboulement des terres, on donna 72 Sc jusqu à 90 pieds d’ouverture à lasurface, avec 42 à 48 pieds de talus ; mais i’expérience a fait voir qu il n etoitpas néceíïàire d’en avoir tant.
y 3. Les Ecluses font la partie essentielle du Canal, Sc fans cette belle inven-, tion l’on n auroit jamais entrepris les grands Canaux de cette espèce. Il est doncnécessaire de commencer ici par les écluses. M. Bélidor, notre principal Auteurdans ce genre, appelle Ecluse en général les ouvrages de maçonnerie Sc decharpente, faits pour retenir Sc conduire les eaux; mais comme il s’agit ici decanaux, Sc non pas de simples retenues d’eau que l’on a connues Sc employéesde tous les temps, nous définirons l’écluse de la manière dont nous l’entendronstoujours à l’avenir.
Une Ecluse est un baíîin capable de contenir des barques, fermé par ses deuxDéfinition des extrémités avec des portes, entre lesquelles on peut élever ou abaisser seau,pour faire monter ou descendre les barques ; on en voit le plan dans laPlanche II.
M. Bélidor dit que les Hollandois font les premiers qui ayent perfection-né les écluses pour la défense des places Sc pour la navigation ; cependant nousne voyons point de date fixe parmi eux à cette belle invention.
Si Ions’en rapporte à Simon Stevin, Ingénieur célèbre des Provinces-Unies,
cité