îîombre desAqueducs»
Des Cales,
Flanclio IX,
- Déversoirs,
26 DESCRIPTION DU CANAL
Les Aqueducs, fur lesquels on est obligé de faire souvent palier les canaux,font une des grandes difficultés de ces sortes d’entrepriíès. Dans l’origine il n yavoit íur le Canal de Languedoc que trois ponts-aqueducs, le principal furla rivière de Repudre, Sc les deux autres íur les ruisseaux de Jouarre Sc de Mar-seillette ; il y en a 33 actuellement ; les autres ont été exécutés peu à peu; l’onen fait même encore, pour se débarrasser des rivières que l’on recevoit auparavantdans le Canal, Sc qui ne servoient qu’à l’eníàbler. On a tâché long-tempsd’y suppléer par des épanchons ou vannes destinées à faire écouler les eauxSc les fables. Mais on a trouvé que les ponts-aqueducs étoient beaucoup pluscommodes ; c’est M. de Vauban, lors de fa visite en 1686, qui fit multiplierles aqueducs áux frais du Roi Sc de la Province, comme nous le dirons dansle j 16 . Chapitre (172)*
On en voit deux dans les Planches XI Sc XIII, qui íbnt l’aqueduc deCesse Sc l’acqueduc de Repudre : nous en parlerons dans le Chapitre suivantOn éprouve bien actuellement qu’il vaut mieux laisser passer les rivières íousle Canal que de les recevoir pour s’en servir, à moins quelles ne soient clairesSc limpides.
6p. Il y a aussi environ 150 cales de maçonnerie. Une Càle est un bassin deq à 5 toises en carré, de 7 à 10 pieds de profondeur, construit au bord du Canal,pour recevoir Sc arrêter les dépôts des ravins Sc des fossés qui dégorgentleurs eaux dans le Canal, Sc n’y laisser entrer que les eaux les plus claires.Ces bassins supérieurs au Canal, lorsqu ils font placés furie lit d’un torrent,en diminuent la vitesse par un ouvrage de tête en maçonnerie ; ils se remplis-sent bientôt de vase à de limon; mais immédiatement après les pluies, on recreuíèles bassins des cales , pour quelles recommencent à arrêter les nouveauxdépôts qui pourroient ensabler Sc encombrer le lit du Canal ; mais souventles bassins de ces cales íbnt insuffisants pour arrêter toutes les vases qui y vien-nent dans les grands orages : des aqueducs qui laiíîeroient le pasiàge aux eauxSc aux vases par dessous le Canal, seroient bien plus avantageux. La PlancheIX présente un exemple de ces sortes d’ouvrages, on y voit la cale de Tou-ret située à 300 toises du somail, & à 38 milles de l’embouchure. Elle estfur le ruisseau R qui est reçu dans le Canal CH, après avoir déposé sesfables dans la cale P , dont on voit la hauteur en S , comme elle paroîtroitde dedans le Canal, si elle étoit ouverte. Les cales font si nécessaires, quel’on en fait continuellement de nouvelles ; il y en a 1 o de proposées actuelle-ment pour recevoir les eaux pluviales qui nuisent beaucoup au Canal.
70. On a fait aussi un grand nombre de Déversoirs ou passelis tout le longdu Canal : ce font des ouvertures, avec des espèces de ponts le long des bordsdu Canal, par lesquels dégorgent les eaux superflues , qui font rejettées dansdes contre-canaux, pour être conduites aux aqueducs les plus voisins, oudans les rivières les moins éloignées. Par-là on entretient Légalité dans leniveau, des eaux du Canal, fans interrompre le tirage des francbords, qui con-tinue fur ces espèces de ponts. Dans la feule retenue de Portiragne, il y a 2rdéversoirs ou paíîelis.
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