Epanchoirs.
Elancée XII*
Rochers ouverts
pour
le Canal;
DE L A N G U É D O C/C h a p. ÏI. 37
71. îl y a auffi des Epanchons a fond, fermés avec des vannes, qui vident'beaucoup d’eau quand on les ouvre, & nous en parlerons dans plusieurs endroitsde notre Description. On voir un exemple des épanchoirs dans la PlancheXII, tels qu on les a faits près de 1 aqueduc de Ceíïe : on. les appelle Epan-choin de Panasses (126) , on volt en F F les six vannes des épanchons, fer-mées , & telles quelles paroiífent par dedans; on les voit en G H ouvertes& par dehors, & en IK par-dessus. L’eau I du Canal fe jette en K dansla rigole de fuite. On voit en M la maison du Garde.
72,. Le Canal est creusé en plusieurs endroits dans le roc (12,3) : on comptequ il y a eu 50 mille toises cubes de rochers de déblayées, Sc 2. millions detoises cubes de terre ou de tap, c’est-à-dire, de tuf. Le Canal paíîe près de Béziersfous la Montagne de Malpas, dans un percé de 85 toises dont nous parleronsbientôt (115). Il côtoyé la rivière d’Aude íùr une longueur d’environ 24milles. Cette proximité de la rivière est une des sources de dégradation Scde réparation, lors des débordemens Sc des inondations extraordinaires de cetorrent (128) , quoiqu on ait tenu le Canal supérieur aux plus grandes eaux.
73 ' H â dit dans quelques Ouvrages que le Canal traverse l’Aude en deuxendroits. C’étoit i’ancien projet de M. de Riquet, comme on la vu au com-mencement de ce Livre ; mais il s’en est écarté dans l’exécution pour cet articlecomme dans plusieurs autres points, & il y étoit autorisé par l’Edit. On dutà plus forte raison s éloigner de i’ancien projet de se servir de la rivière d’Audepour la navigation : cette rivière étant trop inégale, trop basse en certainstemps, trop forte dans d’autres, trop rapide alors pour être remontée. UnCanal fait avec autant d’art que celui-ci, est infiniment préférable à touteespèce de rivière ; Sc le Canal de la Chine dont on a tant parlé, est exposéíur-tout à cet inconvénient qui le rend souvent impraticable. Il en est de memede la rivière de Lers du côté de Toulouse, comme nous savons dit dans i’histtoire de ces projets.
74. Une des plus grandes difficultés de cette grande entreprise étoit d’avoir,meme en été, des eaux supérieures au sommet du Canal, & au baffin de Nau-rouíe : & cest ici que M. de Riquet montra le plus d’intelligence, d activité& de patience.
On a pris dans la Montagne noire , dix milles au Nord du Canal - toutesles eaux supérieures à son niveau, pour former une rigole composée de deuxbranches. La rigole de la montagne qui amène plusieurs ruiíîèaux dans la rivierede Sor , Sc celle de la plaine qui va depuis la rivière de Sor prés de la ville dcRevei fe terminer au baffin de Naurouíe.
La Rigole dé la Montagne commence à xò milles au Nord-Est de Saint Montagn e,^apoul par la petite rivière d’Alzau, dont on a arrêté les eaux à l’endroita Ppellé la Prise d’Ahpai près de la Combe dans le bois de Ramondens ;cette rigole a près de îo pieds de large, Sc environ 3 pieds d’eau coulantaííèz rapidement ; la rigole reçoit d’abord les ruisseaux de Combe - Rouge& de Coudière ; ensuite la rivière de Bernaíìone à deux milles d Alz au ,puis un autre ruisseau de même nom, après quoi elle continue dans le roc
Rigoles quimentent lc •
.Rigole de la