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incertaine, elle ne procureroit pas tin grand avantage au Commerce, & il seroitfort à craindre -Mie ne dérangeât l’ordre de la distribution des eaux à laquellecette rigole est principalement destinée ; mais ce qui est bien assure , c estquelle ne pourroit pas être confiée à des Propriétaires étrangers fans le plusgrand inconvénient pour la navigation du grand Canal, dont la réunion detoutes les parties dans la même main fait toute la sûreté Sc la consistance pourle Commerce» ..
82. Après avoir parlé des rigoles, il nous reste a expliquer plus en etaice qui concerne le grand Sc fameux réservoir de Saint Ferriol qui forme unepartie essentielle du Canal, & dont on voit le plan & les coupes dans les Plan-ches V &VL
Le Bassin dé Saint Ferriol est situé à 1500 toises au Midi de la petite jj**ville de Revel,& à7 milles de Casteinaudarry,& du Canal, comptés en ligne droite.
Pour former ce bassin, on a fait choix de l’endroit où le vallon, dans lequel couléle ruisseau de Laudot, fe referre le plus aù-deíïous d un endroit aíïèz large»
Ces deux collines qui le bornent, ont été réunies par une muraille énorme de400 toises de longueur & de 100 pieds de hauteur, garnie de part Sc d’autred un terrassement, dont le pied est soutenu par un mur plus bas Sc plus courtque celui du milieu : la forme de ce baíïin est irrégulière comme les col inesqui lui servent de bord; mais ía longueur moyenne est de 800 toiles, Sc íàlargeur près de la chaussée de 400 toises : on aíïure qu il contient 9 00 tnillestoiles cubes d’eau , cest-à-dire , plus que le Canal tout entier, qu on e valueà 747 milles toises cubes quand il est plein»
83. La chaustée qui barre le vallon de Laudot L Formé le bassin de SaintFerriol, est un ouvrage immense ; voici la description que M. de Froidour on-îioit des premiers travaux au mois de Mai 1671 : » cette chauíîèe, dit il, a 61 cttoiles de largeur , & en doit avoir , suivant le projet qu on en a fait , vingt- «cinq de hauteur, & cinq cents de longueur, pour gagner de part Sc d autre «ies extrémités des deux montagnes. Mais avant que de lui donner toute «cette hauteur Sc toute cette longueur, on veut faire epreuve, Sc connoitre «jusques où pourra monter à peu près la quantité d’eau dont on aura besoin, c<
& quel sera f effet de celle qu on se propose de réserver , pour , après cette «épreuve, donner au travail plus ou moins de hauteur Sc de longueur selon tele besoin qu on en aura. La base de ce grand ouvrage est un corps solide «de maçonnerie, fondé & enclavé de toutes parts dans le roc. Il n a qu une «petite ouverture par dessous en forme de voûte 8c à rez de terre, pour servir «de paíïàge à l’eau du réservoir : on a donné à ce passage 9 pieds de largeur, «
T2. de hauteur, Sc 94 toises de longueur, allant en ligue courbe, parce que ct1 on s’est affiijetti à íùivre le ruisseau de Laudot qui coule dans le vallon , afin «ff u e 1 eau' paíïànt par un lit qui lui est naturel, ne souffre point de violence,â ne fasse aucun dommage. Sur le corps de cette maçonnerie qui excede de ^quelques toises la hauteur de la voûte ou aqueduc, on a eleve un gros^qui prend depuis la tête de la digue, Sc va à droite ligne jusques au V ìeà ^ ^mur dans son épaisseur contient Sc enferme une autre voûte en forme de g a el >
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