Surface da bassin.
Onq prises d’eau.
48 DESCRIPTION DU CANAL
d* eûUyìt volume qui fort par une ouverture de 8 pouces de large fur 6 de hâuteHr favec une charge de 8 à 9 pieds d élévation, ce qui ssiffit pour faire tourner un moulin*
Quand on met le bassin à sec pour le réparer , on peut le vider en 8 jours ;mais il faut au moins un mois, Sc souvent deux,pour le remplir ; il y a même desannées sèches où Ion n’y parvient pas entièrement.
Pour mesurer la hauteur de seau dans le bassin , on a construit íur les dessinsde M. Craripuy une pyramide P R graduée, de 63 pieds de hauteur, ceft-à-dire ,jufqu’à la hauteur des terres qui forment le talus intérieur QR ; depuis 63 jusqu à100 pieds, on íe sert du mur de la chauffée ihspour y mesurer la hauteur des eaux»
Quand on vide le baíîin par les robinets, on observe qu il s’abaisse aífez uni-formément, parce que les tranches horizontales deviennent plus petites à mesureque l’eau s’abaisse, mais auíïì elles s’écoulent plus lentement à mesure que la hau-teur Sc la pression verticale diminuent ; ainsi la diminution du volume compenséla diminution de la vitesse ; Sc les couches de même épaisseur coulent aussi vite»
La superficie de la tranche supérieure des eaux du bassin de Saint-Ferriol,étoit de 114 mille toises carrées en 1684 , suivant le Procès-verbal de M.d’Aguesseau, qui fera transcrit ci-après ; mais alors le mur de chaussée de ce ré-servoir n’avoit au plus que 98 pieds d’élévation ; depuis ce temps-là on a élevéce mur de quelques pieds dans deux époques différentes, ce qui fait que ce ré-servoir a une bien plus grande contenue aujourd’hui, Sc que fa surface , quandil est plein , excède 17s mille toises carrées (ou 194 arpens de Paris, de 900toises chacun ( suivant les messires prises en 1769, par les foins de M. Garipuy»
87. Lorsque les réparations du canal ssint achevées <& qu’on veut le remettreen eau Sc le remplir pour la navigation , on ouvre les robinets de Saint-Ferriol,Sc dans i’eípace de 10 jours, le canal peut être rempli ; pourvu cependant queles rivières de Fresquel, Orviel Sc Cesse ssiient assez abondantes pour y contri-buer dans la partie du canal qui est au-destòus de ces prises d’eau.
88. - Indépendamment du bassin de Saint-Ferriol Sc de la rigole de la plaine ,il y a encore cinq prises d’eau qui fournissent au canal du côté de la Méditerranée :la première est la rivière d’Hérauit,près d’Agde,qui abreuve le canal depuis cetteville jufqu’à l’étang de Thau. La seconde est la rivière d’Orb, près de Béziers,qui fournit à la navigation jufqu’à Agde; la 3 e , est celle de Cesse (125) prèsdu ssimail, qui alimente en partie la grande retenue, jufqu’à Béziers ; la 4e , estcelle de Fresquel, (141) 3 milles au-delà d’Orviel. On recevoit autrefois dansle canal beaucoup de torrens qui l’enfabloient, Sc l’auroient rendu peut-être inu-tile : M. le Maréchal de Vauban y remédia, comme nous le dirons (172), par laconstruction des aqueducs, Sc il eut la gloire de procurer à ce fameux canal unnouveau degré de perfection (Bélidor, T. IV, p. 355).
Mais depuis Naurouse jusqu’à Toulouse d’un côté, Sc jusqu’à Carcassonnede l’autre, il n’y a plus de prissi d’eau.
On a eu en divers temps des projets pour fournir au canal un plus grandvolume d’eau , par l’étang de Maríeillette , les sources d’Argendouble , legrand Lers, la rivière de Mazamet, Sc celle d’Agout, Sc par un second réservoirdont on s’occupe actuellement (193).
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