DE LANGUEDOC, Chàï.IÏL 67
íon va abattre à la main le relèvement mobile qui la surmonte
Cette manœuvre est une à plus curieuses du Canal; on la fait plusieursjours de la semaine, suivant la fréquence du passage des barques , à le restedu temps on laisse la rivière à son cours naturel pour le service des moulins.
Les épanchons de la rivière d’Orb font représentés dans la Plane ìe IXfur tous les sens. A droite se voit le plan de la rivière & de ses rivages, on y amarqué le Pont-rouge qui traverse le Canal à son entrée dans la rivière enG ; 8c la ligne de traverse H H en pilotis, qui sert à diriger le grand courantP ver s les épanchons. AB est la chauffée qui retient la riviere pour qu el eíuffise à la navigation & quelle se porte aux six épanchons.
Ceux-ci se ferment avec des traverses T que l’on met les unes fur les aunesdans les rainures verticales de deux montans qui tiennent aux piles P desépanchons; l’un de ces montans tourne fur son axe; quand on abat l’arcbou-tant qui le tient en place, toutes les traverses partent a la fois, & le courantentraîne les sables avec rapidité.
A la partie inférieure de la Planche, on voit fur la gauche la chaussée, quel’on rend plus ou moins haute par le moyen des areboutans L , que 1 on abatquand on veut donner cours à la rivière. A la partie supérieure de la Planche,a gauche, on voit l’élévation ou la coupe dans la longueur de la riviere,depuis M qui est le lit haut de l’Orb, jusqu en N qui est le lit bas ; a coupedu Pont-rouge est en As, celle des epanchoirs est en .P, & l°fl voit en A.,soit dans l’élévation, soit dans le plan , la digue à laquelle font attachés lesepanchoirs. , ,
La difficulté d’entretenir un fond dans la rivière de Béziers , a été telleque pendant 7 à 8 ans les barques ne passoient que deux fois la semaine parconvoi; les épanchoirs construits par ordre du Roi fous la conduite e esIngénieurs, étoient alors en mauvais état;mais les Propriétaires les ayant retabsisd’une maniéré solide en 1733 , on a toujours un fond suffisant dans la riviere,ordinairement les barques traversent à mesure qu elles arrivent ; la riviere seretirant laisse beaucoup moins de sables qu autrefois. . ^ ^
On remédieroit à tous ces embarras, si l’on faisoit íur la riviere r unpont-aqueduc pour y faire passer le Canal ; mais cet ouvrage seroit 1 1
pendieux qu on n’a pas encore osé l’entreprendre. M. de la Blotiere ecrivoi ten1739 qu il avoit dressé un projet, suivant lequel cet aqueduc ne ovoit riencoûter, ni au Roi ni à la Province, & que M. de Beauveau, ^ rente ede Narbonne, l’avoit même approuvé; mais cette idee n a point ete uivie.
iii. Béziers est une ville de 2 5 mille âmes, donte Siégé Epi coparemonte jusqu à Saint Afrodise dans le troisième siècle ; e e est situe e ur uneéminence d’où l’on a la plus belle vue , sur-tout de Saint Jacques,
Elle est remarquable par une Académie des Sciences fondee en I 7 2 3 ’ **
Y voit des vestiges d’un ancien amphitéatre , un tombeau du temps de Coní-tantin dont on a fait des Fonds baptismaux à Saint Afrodise, de belles Caler-nés , la place Saint Félix, la place aux Herbes, la promenade, 8cc Bile comrient | Paroisses,d Couvens d’hommes, 5 âe filles, 5 Confrairies e
Bézierí»