Eelníc de Fon-seranue à 8 bassinsPlanche X.
Grande retenuedeFjnûr.ua;.
€8 ITINÉRAIRE DU CANAL
Les Chanoineíïès cî u Saint-Eíprit íont un établistèment unique en France. LesGénovéfains de Saint Jacques ont un bel Autel de marbre d’Italie. Les figu-res de Pepezuc 8c des neuf Têtes ont donné lieu a diverses sables.
C’est la patrie de M. de Riquet, auteur du Canal, de Pelisson, du PereVanieres, de M. de Mairan.
A 3 lieues au Nord de Béziers, on trouve du pétrole dans la fontaine deGabian, & à Graiíïèíàc à 6 ou 7 lieues de Béziers des mines de charbon :on y a établi une Verrerie.
iï2. La rivière d’Orb sert de Canal, comme nous lavons dit, íùr un eípacede 446 toises , au bout duquel on reprend íur la rive opposée à Béziers, 8cau Midi de l’Orb , f embranchement du Canal qui conduit aux huit écluses deFoníèranne ou de Béziers. Elles commencent à 427 toiíès de la rivière, &finissent à 572 toises de l’embouchure.
Les huit bassins de l’écluse de Fonseranne sont représentés dans la PlancheX : on y voit d’abord félévation ou le profil íur toute la longueur depuis lepoint A y où commence la retenue de Fonseranne jusqu’en B , ou se terminela retenue de Notre-Dame ; les portes supérieures íònt représentées ouvertes,toutes les autres íònt fermées. Ces huit íàs accolés 8c d’un íèul trait placésl’un íùr 1 autre, forment une cascade de 14y toises de longueur fur 66 piedsde pente. Cette hauteur est divisée en 8 chûtes de 8 pieds 3 pouces chacune ,8c les bateaux s’élevent par ce moyen jusques íùr la colline. Lorsque toutes lesportes font ouvertes , on voit un fleuve d’eau roulant à gros bouillons, &formant la plus belle cascade artificielle qu il y ait au monde.
II3. Après avoir passé les écluses de Fonseranne , on parcourut 27532toises d un seul trait fans trouver decluse, jusqu à f écluse d’Argens. (132)Cet eípace de 9 lieues est ce qu’on appelle la retenue de Fonseranne ; c estla plus grande retenue qu il y ait dans le Canal : elle n a aucune pente, nid’un côté ni d’autre. Un Voyageur qui racontoit dans le Journal des Savans( Juin 1688 ) son voyage íùr le Canal, parloir avec íùrprise de cette granderetenue. » Entre ce grand nombre , dit-il, de différens canaux qui font le Canal» entier , il y en a un de six à sept lieues de long , dans lequel l’eau coule» d’un bout à í’autre de pur niveau 8c fans aucune pente ; ce qui est contraire» au sentiment de feu MM. Picard 8c Mariote, 8c de quelques-uns de nos» amis qui íònt encore pleins de vie ; car je les ai toujours vu demander une» certaine pente sensible, comme, par exemple, un ou deux pieds tout au» moins, si j ai bonne mémoire íùr chaque lieue. Mais la nature ne fuir pas» toujours nos raisonnemens, 8c leur sentiment n’empêche pas que la choie» ne soit. Or , cela étant, il n eût point été besoin de se mettre tant en peine,» comme on a sait, de la pente nécessaire pour faire venir la rivière d’Eure» à Versailles, ou celle de Liíy à Paris par les hauteurs de la Villette ,» puisqu’une médiocre chûte d’eau dans un Canal auroit íùffi. »
On auroit pu objecter à cet Auteur qu’il y a beaucoup de différence entreun canal-aqueduc destiné à porter une eau coulante toujours du même côté , 8c
un canal de navigation qu’il faut pouvoir descendre 8c remonter avec la même
facilité